Les pays du Golfe sont sortis de leurs réserves à l'égard du carnage qui se passe depuis quelque temps en Syrie.La Turquie qui a été moins lente à réagir est monté d'un cran aujourd'hui.La Ligue ara a, enfin, demandé aujourd'hui( le sept aout) au Gouvernement syrien d'arrêter le massacre de manifestants.Le monde a donné assez de temps à Bachar Al assad pour mater la révolution syrienne.Les USA, l'Europe,la Turquie,les arabes et l'ONU semblent d'accord aujourd'hui pour arrêter ce tyran qui a perdu sa légitimité depuis son premier coup de feu contre son peuple.Ce peuple qui a beaucoup souffert sous l’œil indifférent de plus d'un pays peut aujourd'hui compter sur le réveil des consciences. Au Gouvernement syrien de tirer courageusement ses conclusions.A son armée de retirer enfin son appui à ce Gouvernement.Le départ de Bachar Al Assad a sonné.
dimanche 7 août 2011
dimanche 31 juillet 2011
Faible taux de participation aux inscriptions sur la liste électorale
Révolution tunisienne
29 juillet 2011
Sur sept millions de concitoyens en âge de voter seuls un peu plus de un million se sont inscrits à ce jour.
Il y a toujours ceux et celles qui remettent les choses au dernier jour.
Il y a ceux et celles qui n’ont pas vingt dinars pour renouveler leur carte d’identité et que le Ministère de l’intérieur et la Commission chargée de préparer les élections n’ont rien fait pour dépasser ce petit problème pécuniaire.
Il y a ceux qui sont en dehors de la vie politique, qui ne lisent pas les journaux et ne voient pas la TV préoccupés par autre chose.
Il y a aussi ceux qui, par conviction religieuse, estiment l’élection « haram » !
Mais, je crains fort que la majorité ne veuille pas de ces élections et jugent, par conséquent, l’inscription inutile.
Il s’agit de ceux et de celles qui en ont fait l’expérience dans le passé et qui vous disent que cela ne mènera à rien de bon. Je resterais là où je suis. Ceux-là ont perdu tout espoir de changement. Ils ont raison. Peu de choses ont changé en réalité. Les événements que nous vivons, à savoir la pénurie d’eau, de lait, de sucre et la hausse vertigineuse des prix justifient leur position.
Des gens avides, sans scrupules, sans morale, sans sens civique, mus uniquement par l’appât du gain facile, se permettent d’acheter des produits alimentaires pour les stocker et les écouler au compte-goutte au prix fort. L’Etat qui pourrait contrôler les entrepôts frigorifiques et les lieux de stockage semble incapable de prendre les mesures qui s’imposent. Ce n’est que très récemment que l’exportation illégale de lait vers la Libye a été interdite et que le Ministre du commerce nous dit que les transports de bouteilles d’eau seront contrôlés.
Notre pays n’a pas vraiment besoin de ces investisseurs et je m’étonne que l’Etat ne réagisse pas sévèrement contre ces nouveaux « Trabelsi ».
A l’opposé j’éprouve un réel plaisir à écouter et à lire cet investisseur d’une autre trempe qu’est Monsieur Moncef Sellami. Voilà ce qu’il dit et j’abonde dans son sens.
« Le citoyen tunisien a besoin de réaliser concrètement ce que la révolution lui apporte. Il cherche une amélioration de sa vie quotidienne. Il aspire à l’augmentation de son pouvoir d’achat, l’éducation de ses enfants, à un logement décent, la sécurité de l’emploi qui pour les générations à venir nécessite, comme je l’ai indiqué, une valorisation de la culture du travail… une majorité d’électeurs fera son choix essentiellement en fonction d’un programme économique clair et précis. Or, les sondages révèlent que plus de 60 % de l’électorat, à trois mois des élections, n’a pas fait son choix. Il est important que les partis politiques prennent conscience de l’élaboration de leurs programmes économiques respectifs. »
Oui bon nombre de citoyens ont vu les membres de la Commission pour la sauvegarde des acquis de la révolution se chamailler, suspendre leur participation, voire même quitter cette instance. Ils sont dégoutés surtout s’ils font la comparaison avec ce qui s’est passé en 1957 et aujourd’hui. Des personnalités de la trempe des Filali, Farés, Slim, Belahouene, Mhiri ça ne court plus les rues.
Ajoutez à cela la pléthore des partis qui déboussolent le futur électeur qui ne parvient pas à faire son choix alors qu’à l’examen on assiste à quatre ou cinq familles politiques.
J’appelle les partis qui sont proches politiquement à fusionner, le plus tôt possible, pour faciliter le choix de l’électeur indécis. La Tunisie leur sera reconnaissante pour ce sacrifice et cet acte courageux. Une loi qui prévoira que la fonction de député à la Constituante et au parlement donnera lieu à de simples jetons de présence sera de nature à refroidir l’engouement de certains à créer des partis.
Si les partis et la société civile ne sont pas encore parvenus à laisser de côté, pour un instant, leurs débats politiques, pour se consacrer à ce qu’il y a de plus essentiel, à savoir l’avenir économique du pays et la nature du régime politique, que l’Etat alors, en la personne de son Président ou de son Premier Ministre, s’adresse à la Nation pour insuffler une note d’espoir dans le cœur des tunisiens et leur expliquer les risques que le pays court avec ce faible taux de participation aux inscriptions.
Il devra songer, dès à présent, à mettre les gardes fous pour éviter qu’une Constituante non représentative de la volonté populaire entraine le pays vers un avenir incertain.
J’approuve l’idée de demander, par exemple, aux inscrits de se prononce lors des élections sur la nature du régime politique à mettre en place et sur un ensemble de valeurs qui devront figurer dans la future Constitution.
Si l’Etat et la société civile n’arrivent pas à renverser la tendance des inscriptions, d’ici le 2 aout ou encore d’ici une prorogation inévitable de cette date en intervenant publiquement pour ramener les pendules à l’heure , il est à craindre que le pays va se diriger vers l’inconnu face à une Constituante sans assise véritablement légitime.
jeudi 30 juin 2011
Geert Wilders en Tunisie ?
Révolution tunisienne
Geert Wilders en Tunisie ?Tout le monde a appris que le populiste Geert Wilders vient de remporter une nouvelle victoire. En effet, le tribunal d'Amsterdam a jugé jeudi que ses propos contre l'islam et les musulmans ne constituent pas des incitations à la haine et à la discrimination. « Geert Wilders était poursuivi pour des déclarations datant de 2006, quand il avait comparé le Coran à Mein Kampf ( Hitler ), demandé son interdiction, et exigé des musulmans qu'ils se conforment «à la culture dominante», afin d'«arrêter le tsunami de l'islamisation». Son film Fitna, disponible sur Internet depuis 2008, qui mêle des versets de Mahomet à des images d'attentats terroristes, était également cité[i]. » «Aussi longtemps que je vivrai, je continuerai de m'exprimer» a affirmé Wilders.
Au nom de la laïcité et de la liberté d’expression que l’Occident défend bec et ongles, il y a aussi en Tunisie, des prémisses qui ne trompent pas. La Tunisie s’achemine à ce train-là, lentement et surement vers une liberté d’expression à la hollandaise ou encore à la danoise. Vous vous vous rappelez les caricatures de Mohammed qui ont fait grand bruit et ont fait le tour du monde ?Il n’est pas exclu qu’au nom de la liberté d’expression le caricaturiste danois soit défendu et que le film de Wilders sera projeté dans nos salles de cinéma !
Le citoyen moyen tunisien est-il prêt d’accepter cette évolution ? Est-il prêt d’hypothéquer l’avenir de ses enfants ?
Nous vivons actuellement à l’ombre de la Révolution un déferlement de mouvements émanant de la société civile pour la constitution d’un front pour la défense de la liberté d’expression sans frein et l’égalité des femmes en matière d’héritage en dépit de l’interdiction coranique et la multiplication des conversions à la chrétienté ( voir l’Eglise d’El Hafsia )
Le dernier acte en date est la projection à la salle de Cinéma « AfricArt » à l’Africa, d’un film de Nadia El Feni intitulé « Ni Allah ni Maître » où une artiste tunisienne raconte notamment comment plus d’un tunisien n’observe pas le jeun en invoquant des pseudos arguments.
Je me demande pour quelle raison ces artistes ont choisi un tel film provocateur en pareille période ? Je n’y vois que leur volonté insidieuse d’amener la société tunisienne, par le biais des lettres et des arts, à modifier le mode de vie auquel elle est habituée et qui fait son identité en la rapprochant de plus en plus de l’occident et en la détachant de son socle arabo musulman.
De tout temps, des personnes jeunent et d’autres non et, à mon sens, il n’y a nul besoin d’en faire un étalage. La liberté d’expression de nos artistes a bien d’autres domaines que le sacré pour s’exprimer.
Il est à craindre que ce qui fait notre identité est en train d’être battu en brèche au nom de la « pensée universelle ».
Ma foi, c’est ce que recherche l’Occident qui a reconnu que le plus grand danger vient de l’Islam et met les bouchées doubles pour en limiter l’expansion.
Plutôt que de rechercher à consolider ce qui fait notre identité arabo musulmane certains de nos intellectuels ne font qu’aider consciemment ou non à ce que cette identité s’effrite.
A cet égard, le communiqué de Monsieur le Ministre de la culture m’a vraiment étonné dans sa formulation déséquilibrée[ii] car il a ignoré le côté provocateur du film projeté.
Jamais et au grand jamais, un tunisien de censé n’acceptera de se renfermer sur son passé et de tourner le dos à un occident dont nous avons grandement besoin surtout dans le domaine de la science et de la technologie. Mais nous avons nos propres valeurs. A l’instar du Japon, de la Malaisie ou de la Turquie ces pays ont su garder leur identité tout en s’ouvrant sur l’Occident et en tirer parti pour avancer.
La Tunisie d’aujourd’hui est-elle un désert intellectuel où seuls ceux qui se jettent corps et âme dans la destruction de leur identité ont seuls voie au chapitre ? Pourquoi se taisent-ils ? Pourquoi ne réagissent-ils pas à ces dérapages ? Suis-je en dehors de l’histoire ?
Le revers de la médaille est la propension des partis de Dieu à faire eux-mêmes la loi pour protéger l’Islam comme si l’Islam avait besoin de leur aide pour se maintenir et s’étendre en terre d’Islam.
Pourquoi toute cette violence des salafistes pour empêcher ces laïques à voir un film qui répond à leurs propres convictions. Certes, nous ne les partageons pas, mais nous nous refusons à les en empêcher par la violence.
Le pays est en train de voir des vertes et des pas mures de la part de ces « barbus ».
Si l’Etat les laissait faire, il n’y aurait plus de bars, de maisons closes, de touristes. Il y aurait une plage pour les hommes et une plage pour les femmes. Il y aurait une école pour les filles et une autre pour les garçons. Les femmes n’auront d’autres choix que des gynécologues de même sexe. Que sais-je encore ?
Ce serait un univers à l’envers, véritablement irrespirable.
Je viens d’apprendre que ces énergumènes ont empêché des touristes d’entrer dans la Mosquée de Kairouan pour prendre des photos. Je croyais que ce problème était résolu depuis Bourguiba qui était entré en conflit avec un Imam sur la question et où la sécurité était intervenue.
Le tourisme demeure un pan important de notre économie qu’il convient de défendre contre les islamistes qui veulent le limiter aux touristes arabes !
Comme en Espagne les prospectus que j’ai vus, il y a plusieurs années de cela, informaient le touriste qu’il se devait de respecter l’identité chrétienne de ce pays. Nous pouvons en faire autant et mettre une pancarte dans chaque suite pour que le touriste qui décide de visiter une mosquée fasse sa douche, mette des vêtements respectables et cache sa chevelure s’il s’agit d’une femme. Le touriste nous respectera davantage en voyant que nous sommes fidèles à notre identité. En effet, une mosquée n’est pas une écurie où on y entre en short et les chaussures aux pieds !
Il y a donc des règles à définir pour que celui qui ne croit pas dans l’Islam continue de côtoyer en paix celui qui en est profondément imbu. Mais soyons clairs, la Tunisie est une terre d’Islam et d’accueil que les non croyants locaux et étrangers se doivent de respecter en évitant de heurter de front leurs profondes convictions. C’est un casus belli que de tenter de franchir cette ligne rouge au nom de la liberté absolue et de la pensée universelle.
Ainsi, deux courants antagonistes traversent le pays et cherchent à imposer leurs lois. Un courant laïc à l’extrême et un courant islamiste rétrograde. Derrière ces mouvements des partis politiques. Entre ces deux courants, un citoyen désappointé et un Etat qui refuse de prendre le taureau par les cornes pour rectifier le tir et remettre les pendules à l’heure.
Ce dont nous voulons c’est d’une société arabo musulmane respectueuse de l’autre mais prête à se défendre pour préserver son identité et la renforcer.
Si nous sommes arrivés à avoir parmi nous des concitoyens qui rejettent l’Islam cela est dû à notre système éducatif qui n’a pas réservé la place qu’il mérite à l’enseignement de l’Islam tolérant, d’où une méconnaissance de l’Islam sous son vrai jour. Notre islam est plutôt le résultat d’habitudes héritées de nos parents Sans cette connaissance profonde de l’Islam et de la Charia, il est facile à nos détracteurs de en détourner.
Je n’adhère à aucun parti et je refuse de le faire et je répète que la Tunisie doit rester fidèle à son héritage notamment arabo musulman tout en restant tolérante
Aujourd’hui, le ver est dans le fruit. Où nous laissons le vers pourrir le fruit lentement mais surement, ou nous prenons les devants pour arrêter ce dérapage.
Il n’y a que deux solutions à mon humble point de vue.
La première est de multiplier le dialogue inter religieux dans les médias. Un média a eu la bonne initiative d’ouvrir le débat en réalisant une rencontre entre le Professeur Taalbi et Cheikh Mourou. Ce fut un régal .De ces débats le citoyen se forgera une idée plus juste de l’Islam.
La seconde, est que l’enseignement religieux doit dorénavant avoir une place de choix dans notre enseignement n’en déplaise aux laïcs.
vendredi 24 juin 2011
Contre la laïcité absolue
Révolution tunisienne
Une chaine télévisée a organisé le 17 juin 2011 un débat autour du projet de « pacte républicain » en cours de discussion à la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique.
Participaient à ce débat Ennahdha, deux petits partis politiques, un membre de la Commission précitée et un journaliste.
Sur le plan de la forme, je suggère à la Direction de cette chaine de désigner, dorénavant, le profil idoine pour diriger un débat. Je pense que celui qui dirige un débat délicat de ce genre, doit se tenir aux faits et essayer de ne pas être partie prenante en dévoilant ses penchants et ses convictions personnelles qui peuvent ne pas être ceux de la chaine qui l’emploie. En outre, il doit répartir équitablement le temps de parole. Celle qui a dirigé le débat a, je crois, failli à la règle sacro-sainte du professionnalisme journalistique. C’est mon impression. . Ce média défend-il lui aussi, la laïcité à outrance ? Nous aimerions bien le savoir.
Sur un autre plan, j’aurai souhaité que d’autres partis importants soient représentés car à tout bout de champ on entend ici et là que « le peuple » veut cela, « la rue » veut cela et ce sont les mêmes têtes que la chaine montre.
Sur le fond, le débat a favorisé les tenants d’une laïcité à outrance à implanter dans notre pays et a ignoré que le monde arabo islamique fait l’objet d’attaques de la part de tenants d’idéologies qui abhorrent l’islam et se dressent politiquement contre toute tentative de redressement du monde arabo-musulman.
A cet égard, un journaliste qui lui demandait ce qu’il pensait du monde arabe, Nicolas Sarkosy a répondu qu’il ne connait que des Etats arabes.
Certes, je ne suis nullement pour un panarabisme ou une Union utopique des Etats arabes, mais je suis pour une coopération économique interarabe en parallèle avec celle, combien nécessaire, engagée avec l’occident. Nous vivons une ère des grands ensembles économiques et seuls les pays arabes se présentent en rang dispersés. A cet égard, une union économique avec la Lybie a de très grandes chances de réussir !
Affirmer que le « Pacte » projeté, ne doit pas faire référence exclusivement à notre appartenance au monde arabo islamique, c’est faire le jeu des forces qui ne demandent que cela pour introduire dans notre société les germes de la division et de l’instabilité politique.
Si on pourrait accepter, en théorie, ce genre de discussions, par contre, sur le plan politique, ce serait suicidaire. On ne pourra pas empêcher demain qu’une rébellion amazigh, ou autre, s’installe chez nous à l’instar de l’Algérie et du Maroc. Par ce Pacte, nous appelons à la rébellion alors qu’on essaie depuis 1956 de réaliser notre unité à partir d’une « poussière d’individus ».
Hier, c’était Metlaoui avec la résurgence provoquée du tribalisme et demain ce sera quelle région ? Cela dénote un rejet, par inconscience, manque de culture ou poursuite d’un objectif précis, de la civilisation arabo musulmane, de l’Islam, sous son vrai jour et de son apport au monde. Si notre prétendue ouverture sur le monde nous fait oublier nos racines, c’est là une des manifestations de l’échec de notre enseignement qu’il faudrait réformer et au plus vite. On ne peut vivre en Tunisie et avoir le cœur à Paris.
Je suis indépendant d’esprit et donc je n’appartiens à aucun parti politique, mais je ne puis accepter que dans un pays arabo-musulman quelqu’un puisse interdire à un croyant d’interrompre momentanément son travail pour aller faire sa prière sous prétexte que « cela freine la production » et entache la productivité.
Le journaliste qui affirme cela ignore que le musulman doit réaliser sa prière aux heures prescrites et que cette opération ne dure pas longtemps .En bon musulman il viendra tôt le matin et sortira tard le soir pour rendre les secondes volées à son employeur. Je l’ai fait lorsque je travaillais à la banque et nul n’en a souffert.
Bien plus, je crie haut et fort, que dans un pays arabo musulman, digne de ce nom, le vendredi doit être chômé car l’agent a toutes les peines du monde à s’acquitter, actuellement, de son devoir religieux vu l’inadaptation de l’horaire !
Israël chôme le samedi et travaille le dimanche et cela ne l’a pas empêché d’être une puissance technologique. Ces gens défendent bec et ongles leur identité et nous, nous essayons de la noyer dans l’universalisme. Dites-vous bien que les autres ne vous acceptent que si vous avez votre propre identité, sinon vous perdrez l’une et l’autre.
Notre enseignement et la démission de certains parents dits « évolués » ont fait que dans notre pays certaines familles fêtent, dans les grandes villes, les fêtes chrétiennes de fin d’année et ignorent la célébration de l’Hégire et celle de la naissance de notre Prophète. Le sacrifice d’Abraham est totalement ignoré ou transformé en partie de méchoui à partir d’une viande achetée la veille.
Au nom du respect de la liberté, j’interdirai à quiconque de les empêcher de le faire, mais je dis que l’Etat a la mission de réformer l’enseignement religieux. Les laïques s’ils venaient à acquérir la majorité politique nous défendront d’enseigner à nos enfants un Islam tolérant et ouvert sur le monde au nom de l’universalisme. Il n’est pas étonnant qu’ils défendraient aussi un enseignement de l’anglais comme première langue et l’arabe comme seconde langue au nom du modernisme !
Le débat a porté aussi sur les droits de la femme. Grace à Bourguiba la femme tunisienne a eu, sur un plateau d’argent, des droits non encore reconnus dans aucun pays arabe. Pratiquement la révolution doit veiller à leur respect sur le terrain.
La femme n’a entrepris aucun combat pour obtenir tous ces droits puisque c’est en aout 1956 que le fameux code du statut personnel a été promulgué. Sans la stature politique de cet homme hors du commun, le peuple n’aurait pas accepté un bouleversement aussi inattendu.
La femme tunisienne a obtenu le droit de vote avant bien des pays européens. La femme qui a acquis ces droits, c’est notre mère, notre épouse et nos filles et nous en sommes extrêmement fiers ! Jamais, au grand jamais cette révolution ne le remettra en cause !
Mais aujourd’hui, elle se mobilise pour un faux combat. Elle réclame davantage de droits et oublie les devoirs qu’elle a envers la société .Que veut-elle de plus ?
L’égalité dans l’héritage toujours au nom de concepts dits universels fabriqués par l’occident alors que le Coran l’interdit.
Au nom de la laïcité elle veut pisser dessus, par ignorance, car elle n’a jamais daigné le lire ! Au moins, si elle avait milité pour une lecture exégétique du Coran pour parvenir à ses fins, à l’instar de ce qui a été fait pour l’interdiction de la polygamie, en tant musulman pratiquant ouvert, je l’aurais accepté.
Là aussi, L’Etat ne peut fermer l’œil sur les prescriptions coraniques au nom de la laïcité. Il doit veiller à ce que nos textes ne transgressent pas les textes sacrés sans pour autant tomber dans la Chariaa avec ses « Houdoud » désuets !
Nos codes juridiques ont essayé dans la mesure du possible, jusqu’à ce jour, de ne pas transgresser les préceptes coraniques.
J’estime que la laïcité absolue qui est un véritable cheval de Troie que nous devons combattre est destinée, sciemment ou non, à faire perdre notre identité arabo musulmane. Les générations futures sont menacées par les laïques et, à ma connaissance, les jeunes de Sidi Bouzid, Kasserine, Thala, le bassin minier n’ont pas combattu pour la laïcité.
Ils sont morts pour un développement régional équilibré, pour des structures étatiques qui les écoutent, pour une liberté d’expression et pour la dignité. Que les médias aillent les interroger !
Le débat a porté aussi sur l’utilisation des mosquées à des fins politiques et je ne peux être que contre. Là aussi, l’Etat doit intervenir en nommant notamment les Imams.
En ce qui concerne le projet de prévoir dans le Pacte l’interdiction d’établir des relations avec Israël, je trouve la proposition démagogique, inopportune et provocatrice. A la limite, le Pacte pourrait-il interdire toute discrimination et citer nommément le sionisme.
Cette chaine a occulté d'autres points aussi importants, à savoir les tenues vestimentaires et le taux d’intérêt.
Toujours au nom de la liberté la femme s’arroge le droit de porter les tenues vestimentaires, les plus osées, sans respect pour l’autre. J’ai 68 ans. Je suis père d’un garçon et d’une fille et les tenues que nos filles portent me révoltent. Celles des islamistes aussi. Je ne suis pas pour leur interdiction mais je demande à l’Etat de réformer l’enseignement pour amener les laïques et les intégristes à un peu plus de respect pour l’autre. Madame Michelle Bachelet, secrétaire générale adjointe des Nations unies et directrice exécutive de l'ONU-Femmes, visite actuellement notre pays. Comparez sa tenue avec celle de la journaliste tunisienne qui l’a interviewée sur la chaine nationale ! C’est révoltant !
Demain au nom de la laïcité et de la liberté, les femmes descendront dans la rue pour défendre les mariages inter-sexes ou le nudisme. N’est-ce pas là un acte de provocation pour la majorité musulmane et de surcroit dans un pays arabo Musulman ?
Enfin, le problème des taux d’intérêt n’a pas été curieusement abordé. Nos exégètes se doivent de se prononcer là-dessus pour maintenir la coexistence des banques islamiques avec les banques classiques et c’est au citoyen de faire le choix de sa banque. Il y a là des interprétations différentes et nous devons opter pour celle qui colle à la réalité actuelle.
Le débat sur cette chaine montre la nécessité de la rédaction d’un « Pacte » qui préserve le pays de certains bouleversements que la Révolution n’a pas choisis. A cet égard, j’ai déjà milité pour la mise en place d’une plateforme commune.
Il faudrait multiplier les débats et consulter un plus grand nombre de partis, de personnalités politiques et d’intellectuels, toutes tendances confondues, pour rapprocher les points de vue et faire le bon choix. Cette chaine a ouvert le débat. Que le débat se poursuive sur cette même chaine et ailleurs.
samedi 11 juin 2011
Le peuple syrien triomphera en fin de compte !
Révolution syrienne
Je ne sais jusqu'où El Assad veut aller en continuant à massacrer son peuple et en prenant les observateurs étrangers pour des imbéciles.Le monde entier n'est pas dupe des exactions commises par ses troupes armées et en civil contre un peuple sans défense.Aura-t-il enfin la sagesse de faire marche arrière et bien mieux de quitter le pouvoir?Qui lui fait croire que les manifestations tariront?Le peuple syrien n'a plus peur et montre chaque jour son courage à mourir pour être digne de sa libération.L'hésitation de certaines puissances ne se justifient plus.La Russie endosse une lourde responsabilité dans les massacres commis.C'est devant les ambassades de Russie du monde entier que les protestations doivent se faire.Les Russes sont les derniers à comprendre que la roue de l'histoire a tourné dans le monde arabe qu'elle ne doit pas comparer à la Tchétchènie qu'elle a pu provisoirement domestiquée.
samedi 28 mai 2011
Le succés est proche!
Révolution libyenne
La révolution libyenne est sur la bonne voie et j’ai le pressentiment au vu de certains faits que le succès est proche. Le front ouest, limitrophe de notre pays, la Tunisie, ne cesse d’enregistrer des succès. L’allié russe vient de reconnaitre que Kaddafi n’est plus légitime et tente de lui ménager une porte de sortie honorable. Les dissidents se font de plus en plus nombreux. Autant de signaux avant-coureurs qui ne trompent pas. Combien de victimes supplémentaires faudrait-il pour que ce bourreau et sa progéniture tombent ? La réussite de la révolution libyenne tient, à mon humble avis, au courage et au sacrifice de ce vaillant peuple. Des étudiants ont abandonné leurs facultés pour venir combattre aux côtés des va nu pieds. Des médecins, des ingénieurs qui quitté l’occident pour venir défendre la vaillante Misrata. Le succès tient aussi au sérieux du peuple libyen, à la maturité et à la détermination de ses dirigeants qui ont su réunir autour d’eux toutes les tribus ou presque et faire appel aux exilés politiques grâce à une vision claire de l’avenir de la Libye. Ce sérieux et ce programme politique clair ont pu convaincre l’alliance atlantique et Quatar de soutenir de plus en plus la révolution libyenne. Je veux terminer pour dire comment j’ai été frappé par l’unicité du langage de toutes les personnes qui ont été invitées par la chaine Al Jazeera. Que cela serve d’exemple pour nous autres tunisiens.
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