dimanche 10 novembre 2013

Le Gouvernement transitoire: quelques conseils pour réussir




 Article publié dans Leaders.com le 2013-10-29
     

       
Peut-être que le choix du futur chef du Gouvernement transitoire est déjà fait.

J’ose espérer que ce choix réponde à l’attente de la majorité des citoyens, des organisations nationales, des partis politiques et de nos partenaires étrangers.

C’est vrai que ce nouveau gouvernement doit avoir une large assise politique, mais il doit nécessairement emporter l’adhésion des entrepreneurs, des économistes locaux et étrangers pour provoquer le choc psychologique.

Il ne faudrait pas aussi perdre de vue une nécessaire continuité en matière d’étude des dossiers brûlants et la  mise à contribution, sans ostracisme, de toutes les compétences en matière politique, administrative et surtout économique.

Ma suggestion est que le nouveau chef du Gouvernement crée immédiatement un conseil politique, économique et social restreint.

Ce sera un organe consultatif dont l’activité des membres ne sera pas rétribuée.

Ce Conseil comprendra notamment, Monsieur Mestiri  Moalla, Ennaceur, les jeunes ministres de Caid Essebssi (Slim Chaker…) et certains ministres du Gouvernement Larayedh (Saidi, Besbes, Doghri …) des économistes, des fiscalistes, les experts comptables qui se sont manifestés dans les journaux et les plateaux de télévision (les Guen, Jaidene , Joudi, Labidi, Ben Romdhane, Radhi Meddeb, Guellaty, Walid bel Haj Amor…), des banquiers ( A. Frej…), sans oublier des hommes de culture (Jaidi, Amari)

Oui, je doute fort que des personnes âgées soient en mesure de soutenir un rythme de travail effréné, de multiples contacts sur le terrain et des voyages à l’étranger.

A cet âge, on peut avoir sa prostate, ses vaisseaux ou ses rhumatismes et que sais-je encore !
Les personnes âgées pressenties devraient avoir le courage et l’honnêteté de décliner les offres qui pourraient leur être faites.

C’est un grand service qu’ils rendraient au pays qui a besoin d’énergies nouvelles compétentes ouvertes sur le monde extérieur en perpétuelle évolution.

Je pense que les Nabli, Jelloul Ayed, Elyes Jouini  et bien d’autres pourraient conduire ce nouveau Gouvernement. Encore faudrait-il, bien entendu, que l’un d’eux accepte cette lourde charge.

Ma seconde suggestion a trait à la nécessité de faire des regroupements de Ministères avec des ministres secondés par de bons secrétaires d’Etat.

Les exemples qui me viennent à l’esprit sont ceux de la Défense et de l’Intérieur qui devraient être confiés à Monsieur Zbidi  qui n’aura pas à recevoir d’instructions de la part de la Présidence de la République.

Le second exemple est celui de l’économie, des Finances  du Commerce et de l’Industrie qui devraient être conduit par un seul ministre.

Quant à la Banque Centrale, Monsieur Chédli Ayari pourrait bien être reconduit dans ses fonctions.
Un dernier mot. Tous les partis politiques, les organisations nationales, l’ANC et la société civile devraient soutenir ce nouveau Gouvernement et lui donner toutes  ses chances.

Quant à ceux  dont les noms n’auraient pas été retenus, soit à la tête de ce Gouvernement, soit au sein du Conseil économique, politique et social, ils ne devraient pas lésiner sur le concours qu’ils devraient apporter à ce Gouvernement.

Avec ce Gouvernement et cet état d’esprit, notre pays entamera sa sortie de l’ornière et mettra le cap sur un développement véritable  au profit de tous.

Vaincre le terrorisme




Article publié dans Leaders.com le 2013-10-26
  
  

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We can.

Oui, nous pouvons vaincre le terrorisme mais à certaines conditions.

 A mon avis, ce terrible fléau s’ajoute à ce que nous endurons, sur le plan politique et économique. Ce grave problème qui menace la vie de chacun de nous, sans distinction d’âge et de sexe, commence à frapper et le sang de nos soldats et de nos agents de sécurité a commencé de couler.

Sa solution dépend de la conjugaison des efforts de tous, sans distinction. Tout le monde est concerné.
D’abord, le citoyen est appelé à être plus vigilant et prompt à porter à la connaissance des services de sécurité tout ce qui lui parait douteux qu’il s’agisse de personnes ou d’objets. Ce n’est pas de la délation, mais un acte citoyen. Certes, Il pourrait y avoir de fausses dénonciations, mais c’est aux services de sécurité de faire le tri et de ne pas tomber dans des guets-apens.

L’Etat doit avoir une ferme volonté de juguler ce phénomène, c’est là une condition essentielle. A cet égard, il devra améliorer le cadre d’action des services de sécurité en collaboration avec ceux de l’armée et leur fournir les moyens, de divers ordres.

Une cellule de crise réunie en permanence et regroupant les représentants de l’armée et des services de sécurité conduira les opérations sous les ordres du Ministre de l’intérieur et celui de la Défense Nationale. Cette cellule s’appuiera sur des études sur les réseaux extrémistes et le renseignement local et étranger.

Comme le terrorisme ne connait pas de frontières, il est essentiel qu’il y ait une collaboration avec les pays frères et amis qui ont acquis de l’expérience dans ce domaine. Le terrorisme à connotation islamiste a visé les pays africains, tel que la Libye, le Mali, le Niger, le Nigéria, l’Egypte, le  Soudan, la Somalie et bien d’autres pays.il vise, en particulier, à étendre son emprise sur le Maghreb arabe conforté à partir de la base qu’il a fondé en Libye où il trouve tous les types d’armements et toute la liberté d’action vu la déliquescence de l’Etat  libyen.
La coalition arabo occidentale a chassé le dictateur libyen mais n’a pas achevé sa mission en détruisant, ou en mettant au moins à l’abri, l’armement laissé par Kaddafi.

Il se trouve que la Libye est notre voisin et celui de l’Algérie et du Niger. Une alliance militaire anti-terroriste devrait pouvoir naître, au moins, entre ces trois pays pour circonscrire le danger libyen.

 Le rôle des satellites, des drones et des armées sur les frontières terriennes et maritimes devrait annihiler tout mouvement de troupes et d’armes et offrir ainsi la possibilité aux armées  nationales d’éradiquer, petit à petit, ce phénomène sur leurs sols.

L’appui des USA pourrait nous être utile.

Parallèlement, une action  culturelle et sociale devrait être engagée pour dissuader nos jeunes d’adhérer à ces mouvements terroristes.

L’enseignement doit être reformulé pour donner des têtes bien faites et pas seulement  bien pleines et éligibles au marché du travail.

Mais aussi, il faudrait, d’ores et déjà, lancer avec les pays maghrébins une  chaine satellitaire qui dispenserait un discours religieux modéré, tolérant  et conforme  à celui prôné par nos cheikhs de la Zitouna.

Elle réapprendra  à nos jeunes, et à nos moins jeunes, l’histoire de notre civilisation arabo-islamique et les perversions qui les ont entaché. Cette chaine abritera des débats contradictoires avec nos détracteurs de tous bords. Profitons, à ce titre, pendant qu’il est temps, de l’existence de nos penseurs à qui nous souhaitons longue vie, pour diriger ces débats,  éclairer notre lanterne et combler le déficit culturel de type religieux en allant aux sources véritables .

Il va sans dire qu’une véritable action de développement économique devra être engagée et cibler des taux de croissance économique à plus de 7% pour résorber le chômage et donner  à nos jeunes le goût du travail et de l’entreprise qui les éloignera à jamais des discours extrémistes.

Ces actions pluridisciplinaires nécessiteront des ressources et un know how que les pays occidentaux  seront prêts à nous fournir pour consolider notre démocratie naissante.

J’ose espérer que l’engagement du dialogue politique national sous l’égide du quartet contribuera à rétablir le calme et permettra d’achever en douceur cette phase transitoire qui a trop duré.

Appel à si El Béji & à si Ghannouchi




Article publié dans Leaders.com le 2013-09-08

Le pays traverse une situation des plus difficile surtout sur le plan sécuritaire, économique et social et nos politiciens tardent à trouver une solution pour sortir le pays de la crise.

La méfiance est réciproque et l’intérêt du pays passe, pour le moment, après les intérêts partisans.
 Face à l’échec des pourparlers indirects effectués sous l’égide de la société civile avec à sa tête, notamment l’UGTT et l’UTICA, il y a un risque que la rue, devenue incontrôlable par le fait de certains, dépasse les politiciens et le pays sombrera alors dans des luttes fratricides.

Ce serait alors trop tard.

La solution, avant ce désastre proche, est pourtant à portée de mains pourvu que la volonté politique de toutes les parties existe.

Le miracle tunisien n’est pas un rêve mais il peut devenir une réalité tangible tant que la volonté politique anime nos deux « vieux »,  Béji Caid Essebssi et Rached Ghannouchi.

En effet, c’est à ces deux hommes qu’il appartient de s’entendre sur une sortie de crise et de convaincre leurs collaborateurs récalcitrants, leurs alliés et leurs bases respectives, du bien-fondé de leur plan de sortie de crise, plan qui transcende les intérêts partisans.

Nous connaissons, à peu près, la position des uns et des autres et qui, à ce jour, ne sont pas encore parvenus à s’entendre.

Les uns défendent encore, becs et ongles, une « légitimité » que l’autre partie considère obsolète. Les uns veulent « balayer » l’équipe au Pouvoir, alors que celle-ci  leur dénie toute compétence à trouver une solution de rechange qui préserve la poursuite du processus démocratique.

Pendant tout ce temps, le pays glisse, irrésistiblement, sur une pente dangereuse.

Je suggère que les deux « vieux » soient à l’origine d’un plan qui sauve la face à tout le monde et sécurise le processus démocratique.

Ce plan, à prendre en bloc, pourrait s’articuler autour des points suivants :

- Mise en place d’un organe politique représentatif des organisations nationales (UGTT, UTICA et si possible les organisations nouvellement créées) ainsi que les  partis politiques, ou du moins, les principaux d’entre eux.
Cet organe politique est destiné à tenir compte du paysage politique actuel. Il aura la mission de définir le cadre général de la politique à suivre par le Gouvernement et de suivre l’activité  de l’ANC jusqu’aux prochaines élections.
- Reconduire le Chef de Gouvernement actuel (ou une autre personnalité choisie par Ennahdha) à la tête du Gouvernement.
- Recomposer l’équipe ministérielle de fond en comble en y nommant des personnalités choisies en dehors des partis politiques et connues pour leur compétence professionnelle et agrées par l’organe politique nouvellement crée.
Il devra être mis fin à la mission de tous les conseillers.  Cette équipe devra être des plus restreintes,  ce qui suppose que certains ministères seront  nécessairement regroupés (Finances, économie, industrie, commerce) pour faciliter la prise de décision.
 
- Le Gouvernement pourra s’appuyer sur le « Conseil d’analyse économique » nouvellement crée tout en élargissant sa composition à Messieurs Saidi, Besbès et Dimassi, Guen, Jaidene, Joudi, Ben Romdhane  et quelques autres  personnalités.
Ce Conseil aura la charge de faire un état précis des lieux en se fondant sur des chiffres incontestables. Il aura à définir des scénarios de politique économique, financière, fiscale et monétaire  à suivre tant dans l’immédiat qu’à moyen terme .Pour devenir effective cette politique à présenter par le Chef du Gouvernement  sera soumise à l’approbation de l’organe politique précité à mettre en place.
- L’ANC continuera, avec l’ensemble de ses membres, son activité jusqu’aux prochaines élections. Néanmoins, la « petite constitution » devra être amendée au préalable sur certains points. Une liste de ses attributions devra être définie. Cette liste comportera :
  • La rédaction et le vote du projet de constitution qui devra intégrer certains amendements réclamés par l’opposition et recevoir un toilettage de la part d’une large commission d’experts constitutionnalistes. La « petite constitution » intégrera la séparation des Pouvoirs prévue par le nouveau projet de Constitution et les attributions nouvelles du Président de la République.
  • La finalisation de la constitution de l’ISIE bis.
  • Le vote de la loi électorale à préparer par une commission d’experts laquelle devra recueillir l’accord de l’organe politique nouvellement crée.
  •  Le vote de la Loi de Finances 2014.
  • La ratification des conventions.
  • Les textes à caractère économique et financier en souffrance.
  • La loi relative à la justice transitionnelle.
- Parmi les  mesures urgentes que devra prendre le nouveau Gouvernement figurera la dissolution administrative et /ou juridique des LPR anciennes et nouvellement crées et le réexamen des nominations effectuées au sein de l’Administration, des collectivités publiques régionales et locales et des sociétés nationales et  des établissements financiers.

- Dans ce Plan, je ne cache pas qu’il aurait lieu de donner suite à la proposition de si Ghannouchi  d’opérer un changement à la tête de la Présidence de la République.

Ce plan a le mérite, à mon humble avis, de  prendre en compte les doléances des diverses parties. Il permet d’assurer la continuité et répond aux attentes des députés qui ont suspendu leur activité de l’ANC.
Il permettra surtout aux investisseurs locaux et étrangers d’avoir une idée exacte sur les orientations politiques et économiques du pays.

J’ose espérer que cette suggestion soit portée à la connaissance de nos deux « vieux » qui, malheureusement, n’accèdent pas directement aux journaux électroniques.
Enfin, j’ajouterai, que la Tunisie compte heureusement ces deux « vieux » dont la Tunisie a tant besoin plus que jamais dans  ces circonstances difficiles.

dimanche 18 août 2013

Comment sauver le processus démocratique en Tunisie?




2013-08-12
Publié dans Leaders.com
http://www.leaders.com.tn/images/images-v2/icone_visite.png711 Visites au 18/08/2013
Ennahdha et consorts se sont rassemblés à la Kasbah, samedi 3 août 2013, en grand nombre, pour défendre la «légitimité électorale » et  le droit de se maintenir au pouvoir, jusqu’aux prochaines élections, avec les Institutions actuelles, à savoir l’ANC et un gouvernement dirigé par le parti  Ennahdha. L’opposition, enfin unifiée en un seul front, a relevé le défi en mobilisant également ses troupes qui ont répondu, le 6 août 2013, très largement et très spontanément, à son appel.
 Ce nouveau front revendique la constitution de nouvelles Institutions considérant  que l’ANC n’existe plus de fait vu son échec cuisant et que le Gouvernement actuel doit démissionner pour laisser la place à un Gouvernement de salut public plus apte à mener le pays à de nouvelles élections. 
La société civile, l’UGTT,  l’UTICA et l’opposition sont unanimes à exiger la démission du Gouvernement actuel et son remplacement par une équipe restreinte de personnalités compétentes et indépendantes des partis et qui ne seraient pas candidates aux prochaines élections.
Toutefois, pour le statut de l’ANC, les avis divergent.

Pour tout politicien responsable, le constat est sans appel. Le peuple tunisien est profondément divisé, alors que le 14 janvier, il était uni.

Qui l’a profondément désuni ? L’histoire établira la part de responsabilité de l’équipe au Pouvoir et de l’opposition dans cette désunion, quoique chacun ait déjà sa petite idée à ce sujet, faits à l’appui.

En admettant que tout le monde, et particulièrement Ennahdha et ses alliés, sont, d’une part, réellement pour la poursuite du processus démocratique qui est actuellement dans l’impasse et que d’autre part, ils n’obéissent à aucun agenda extérieur, alors, il est possible de trouver un terrain d’entente pour sauver le pays d’une débâcle certaine.

Soulignons-le, Ennahdha n’a nullement besoin d’une table ronde pour s’engager dans des négociations interminables avec l’opposition, car elle  sait, plus que quiconque, ce que revendique l’opposition qui ne croit plus aux discussions stériles et aux promesses mais a, aujourd’hui, besoin de mesures concrètes.

Ennahdha qui est encore, temporairement,  au Pouvoir, peut prendre les mesures qui s’imposent plus que jamais;

  • adhérer sans réserve à la charte bannissant toute forme de violence et qu’elle est la seule à avoir refusé de signer,
  • commencer par neutraliser les ligues tant anciennes que nouvelles de « protection de la révolution »,
  • revenir très rapidement sur les nominations faites dans l’Administration et qui sont bien loin de se justifier par la compétence,  mais par l’appartenance au parti, y compris la nomination du mufti,
  • reconduire l’ISIE de Kamel Jendoubi laquelle a fait ses preuves, à charge pour ce dernier et son équipe, de proposer les retouches à effectuer à la suite de l’expérience acquise,
  • rappeler à l’ordre le Ministre des affaires religieuses pour qu’il assure effectivement et au plus vite, la neutralité des mosquées,
  • intégrer dans la quatrième mouture du projet de constitution les doléances de l’opposition puis soumettre la cinquième mouture, à l’avis technique, d’une équipe de constitutionnalistes d’horizons divers.
Les  mesures précitées, d’applicabilité immédiate,  rétabliront, sans nul doute, la confiance de l’opposition  dans l’équipe au Pouvoir à mener, à bon terme, le processus démocratique.

C’est à ces  conditions que l’opposition  ne pourra plus persister à demander la démission du Gouvernement et l’autodissolution immédiate de l’ANC.

Je pense que les députés qui ont suspendu leur participation à l’ANC pourront reprendre, alors, leur activité et participer aux travaux de l’ANC dont les discussions et le vote de la cinquième mouture de la constitution.

L’ANC aura la mission de voter le projet de loi électorale et la Loi de Finances pour la gestion 2014.
Une fois sa mission achevée, dans un délai raisonnable, à déterminer  au préalable, elle devra décider sa dissolution ou, au moins, suspendre son activité. 

Quant au Gouvernement, Ennahdha ne pourra  pas  refuser sa démission immédiate et son remplacement par ce que demandent unanimement l’opposition et la société civile. 
Ignorer cette exigence, c’est faire fi de la volonté, sans équivoque, d’une fraction importante et agissante de la société civile.

Le nouveau Gouvernement, une fois constitué et entériné par l’ANC, avant la suspension de son activité, aura la délicate tâche de conduire le pays vers des élections transparentes, de poursuivre fermement la lutte contre le terrorisme, d’engager un processus de réforme de la justice, de la fiscalité et de prendre certaines mesures de nature à relancer l’économie, sans oublier une action de rétablissement du crédit de l’Etat tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Comme Ennahdha clame qu’elle croit en la démocratie et qu’elle est sûre de gagner les prochaines élections vu son organisation et son assise populaire, elle n’a donc rien à perdre à accepter la dissolution de son Gouvernement  et  la limitation du pouvoir de l’ANC.

Si par contre, Ennahdha, refuse cette sortie honorable qui prouvera sa maturité politique et son sens de l’Etat, c’est qu’elle vise réellement son maintien au Pouvoir par tous les moyens et qu’elle n’est pas prête à le quitter.

Chacun tirera alors ses conclusions et agira en conséquence au grand malheur de ce peuple.