Egypte
La cour constitutionnelle a
contrôlé le déroulement du décompte des voix et a relevé plus d’une infraction.
Mais jugeant qu’elles n’avaient pas un impact sérieux sur le résultat final,
elle a déclaré Moursi Président de
l’Egypte élu démocratiquement avec
51,7% des voix dépassant son
concurrent Chafik de 882 751 voix
seulement !
Cette élection appelle les observations suivantes :
1)
On peut être musulman avec un tampon au front
et commettre des fraudes électorales ce qui est contraire à l’islam,
2)
La moitié de la population égyptienne (environ
26 millions pour une base électorale d’environ 50 millions) n’est pas allée
voter, ce qui est très grave car il porte atteinte à la légitimité du Président
élu,
3)
L’écart entre les deux candidats est infime, ce
qui pose un sérieux problème pour la conduite des affaires du pays.
4)
La cour Constitutionnelle égyptienne impose le
respect. Elle a fait un travail énorme en redressant les anomalies à quelques
voix prés. Un exemple à suivre.
Si le Président élu a
vraiment à cœur l’intérêt de l’Egypte et non le Pouvoir, il devra peser de tout
son poids pour former un Gouvernement d’Union nationale. Il devra tenir compte
de l’erreur tunisienne. Un parti vainqueur avec une légitimité relative qui a
mis la main sur tous les postes clés, raison pour laquelle il rencontre des
difficultés faute d’une adhésion de l’ensemble de la société. Leçon à
méditer !
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