2013-05-15
Publié dans Leaders
Nous sommes à tout point de vue dans une situation des
plus difficiles. Nul besoin d’être versé dans l’économie et la finance pour
constater que l’économie tarde à repartir d’un bon pied, ce qui ne
contribue en rien à résoudre les problèmes sociaux et les disparités
régionales qui ont été à l’origine, à titre principal, de l’insurrection
du 14 janvier 2011.
Des dossiers lourds attendent des réponses rapides et efficaces aux problèmes rencontrés par les principales unités industrielles exportatrices et bien d’autres secteurs de l’économie tel le lancinant problème de la Caisse de compensation, le déficit en fonds propres de certaines entreprises publiques, le déficit des caisses de sécurité sociales qui fait peser un gros risque sur les pensions de retraite des uns et des autres ou encore la mise en place d’une justice transitionnelle.
L’obstacle à la reprise économique serait dû à l’incapacité de ce Gouvernement, sans doute très mal conseillé, à prendre les décisions qui s’imposent sur le plan politique et économique pour rétablir la confiance des investisseurs privés puis étrangers, laquelle demeure tributaire notamment du rétablissement de la sécurité et d’une plus grande visibilité en matière économique.
Oui, l’investisseur qui voudrait bien investir a un cruel besoin d’être convaincu qu’à moyen et long terme la situation politique, économique et sociale sera satisfaisante.
Des dossiers lourds attendent des réponses rapides et efficaces aux problèmes rencontrés par les principales unités industrielles exportatrices et bien d’autres secteurs de l’économie tel le lancinant problème de la Caisse de compensation, le déficit en fonds propres de certaines entreprises publiques, le déficit des caisses de sécurité sociales qui fait peser un gros risque sur les pensions de retraite des uns et des autres ou encore la mise en place d’une justice transitionnelle.
L’obstacle à la reprise économique serait dû à l’incapacité de ce Gouvernement, sans doute très mal conseillé, à prendre les décisions qui s’imposent sur le plan politique et économique pour rétablir la confiance des investisseurs privés puis étrangers, laquelle demeure tributaire notamment du rétablissement de la sécurité et d’une plus grande visibilité en matière économique.
Oui, l’investisseur qui voudrait bien investir a un cruel besoin d’être convaincu qu’à moyen et long terme la situation politique, économique et sociale sera satisfaisante.
Mais à vue d’œil, le Dinar continue de perdre de sa
valeur. Le déficit commercial et celui de la balance des paiements se creusent,
l’inflation se maintient à un niveau élevé et les réserves de change diminuent
et le pays s’endette de plus en plus.
Que faudrait-il de plus pour que le Gouvernement
Ennahdha change de politique ?
C’est là un constat d’échec que les ministres occupant les postes économiques assument à titre principal.
Que faudrait-il faire ?
La parole est à nos nombreux experts et universitaires
et aux organisations patronales (UTICA, UGTT).
Les propositions ne manquent pas pourvu que ce
Gouvernement prenne la peine de les écouter.
A mon humble avis, Il faudrait tout simplement
commencer par remanier ce Gouvernement au niveau des postes économiques en
recrutant des technocrates ayant pignon sur rue.
Le pays en compte plus d’une personnalité en mesure d’introduire les changements nécessaires.
Le pays en compte plus d’une personnalité en mesure d’introduire les changements nécessaires.
Oui, il faudrait s’engager à réviser notre modèle économique de manière à ce que le taux de croissance puisse atteindre, pourquoi pas, deux chiffres ou presque, avec les sacrifices nécessaires.
J’estime aussi que le Gouvernement devrait prendre en parallèle certaines mesures sur le plan politique.
Convenir avec l’opposition, l’UGTT et l’ANC de:
- La fixation, par voie législative, de la date précise des élections pour fin 2014.Cette date donnera le temps nécessaire à toutes les parties pour préparer des élections transparentes dignes de la Tunisie .Le climat politique sera plus serein et tout le monde pourra consacrer assez de temps pour le rétablissement de la sécurité et la relance de l’économie sur la base de la concertation.
- L’activation de la mise en place du cadre juridique et des conditions matérielles pour la réalisation de prochaines élections transparentes.
- L’engagement résolu de toutes les parties à éradiquer la violence sous quelle que forme que ce soit.
- L’arrêt des formes de grèves qui bloquent la production et la réintroduction de la culture du travail et du travail bien fait.
- La Continuité d’assurer aux forces de sécurité et à l’armée leur neutralité active.
- L’amélioration du contenu des textes juridiques parus ou à paraitre et notamment celui de la Constitution qui se révèle ne pas être un chef d’œuvre avec mes respects pour ceux et celles qui ont participé à son élaboration. L’avis de nos constitutionnalistes devrait être retenu et il n’y a aucun mal à cela si chacun met de côté son orgueil et les petits calculs du parti auquel il appartient.
Sachons, une fois pour toutes, que le pays n’en peut
plus et que nous craignons pour notre présent et l’avenir de nos enfants!
Mokhtar El Khlifi
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