Entendez par « Troika », l’ARP, le Président de la République et le
chef du Gouvernement.
De grâce, messieurs et mesdames, ne croyez pas aux dernières statistiques
de fin février 2015, qui vous laissent croire que 52% du peuple est
content de ce que vous êtes en train de faire et que tout est dans le meilleur
des mondes.
J’ai la prétention de dire que ce n’est pas vrai. D’ailleurs, depuis qu’on
a introduit les analyses d’opinion dans le pays personne ne m’a demandé un jour
mon opinion et ce depuis quatre ans. Je ne suis pas le seul. L’échantillon de
mille personnes ne nous représente donc pas et je crie haut et fort qu’on est
sur une pente dangereuse au vu de ce que déclare notre élite.
Face aux revendications salariales, je suis frappé par le silence assourdissant de la « TROIKA ».Je n’entends que la voix des syndicalistes qui tiennent le haut du pavé et prennent en otage nos enfants.
J’ai entendu un commentateur politique, célèbre par ses interventions « en trois points », affirmer que les élèves n’ont pas à critiquer durement leurs enseignants, sinon on leur fera perdre leur aura.
Il a, cependant, omis de dire que par leurs revendications salariales, dans
les circonstances que traverse le pays et la prise des élèves en otage,
ces professeurs se sont déjà déconsidérés aux yeux de ces élèves, de leurs
parents et de l’opinion publique.
Lisez « facebook »
Personne ne conteste le droit
sacro-saint de revendiquer et d’user, si besoin est et dans les formes légales,
du droit de grève, pour tout corps de métiers.
Mais chaque citoyen responsable a
aussi le droit de crier haut et fort que ces revendications ne doivent en aucun
cas se traduire par des arrêts de travail surtout dans les secteurs vitaux,
tels que l’éducation, la santé, le transport, les phosphates…
Les responsables syndicaux feignent
d’ignorer la situation réelle du pays au point de vue sécuritaire et économique
et tiennent, dans ce bras de fer, à mettre le Gouvernement à genoux.
Ils feignent d’ignorer que ce qui leur
serait donné d’une main, par la force, leur sera repris de l’autre main.
Pire encore, si le Gouvernement
s’amuserait à donner satisfaction à ceux qui ont la chance de s’unir dans un
syndicat et peuvent crier plus fort, que le sort de la Grèce nous attend et
nous croulerons tous.
J’appelle la « Troika » à se réunir d’urgence et à nous dire, en toute franchise, si le pays peut répondre aux revendications salariales après s’être concertée avec nos élites de la société civile, prêtes à collaborer à l’établissement d’un diagnostic précis de la situation du pays.
J’appelle la « Troika » à se réunir d’urgence et à nous dire, en toute franchise, si le pays peut répondre aux revendications salariales après s’être concertée avec nos élites de la société civile, prêtes à collaborer à l’établissement d’un diagnostic précis de la situation du pays.
Si les finances publiques permettent de faire face au flot ininterrompu des
revendications salariales, sans recourir à des crédits extérieurs venant accroître notre endettement et destinés, en principe, à l’investissement, que
l’Etat y réponde illico presto.
Dans le cas contraire, il n’y a qu’une seule réponse courageuse à faire par
ce Gouvernement.
Il doit faire une intervention à la TV pour rappeler, au peuple qui
détient la souveraineté, la situation dans laquelle son pays se trouve et les
nombreux défis à relever par ordre de priorité et lui demander, en
conséquence, son soutien sans faille pour mener le processus de redressement à
son terme.
Il doit lui énumérer les sacrifices
qu’il est appelé à consentir. Je souhaite que les syndicalistes comprendront
alors que l’heure n’est pas à l’augmentation des salaires mais à leur
diminution.
A cet égard, une manifestation monstre
de soutien au Gouvernement doit descendre dans toutes les principales villes du
pays pour siffler la fin de la récréation.
Les syndicalistes auraient-ils l’audace
de s’y opposer ? Si oui, le peuple comprendra alors que leurs desseins sont
autres.
Pour faire cette déclaration publique, il faut avoir la volonté et le
courage politique de le faire. Ayons cette volonté et ce courage.
Oui, la plaisanterie a assez duré. Ne soyons pas la risée du bon sens.
Remettons-nous au travail et serrons nos ceintures.
Article publié dans Leaders.com le 03/03/2015
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