Le président de la République a
affirmé qu’il n’a pas pesé sur le consensus dégagé par les délibérations des
divers partis politiques et organisations nationales qu’il a réunis à l’effet
de dégager une « feuille de route » mais il a tort d’affirmer que sa mission
est terminée.
Pratiquement, on imagine
difficilement que cette assemblée, puisse, seule, parvenir à choisir un chef de
Gouvernement et son équipe, en peu de temps, d’où l’urgence de définir une
procédure.
C’est le rôle des conseillers du
Président de faire leur travail s’ils en ont l’étoffe.
Je dis cela car on aurait du lui
conseiller d’inviter l’UNAT et les représentants des autres organisations
nationales ouvrières et patronales. Pour l’UNAT on s’est enfin repris mais pour les autres cette erreur
devrait être réparée ultérieurement.
Pourquoi ces représentants seraient-ils absents ? Qu’a-t-on à leur
reprocher ? Est-ce pour ne pas offusquer l’UGTT et l’UTICA ?
Quoiqu’il en soit, je suggère, en
toute modestie que la Présidence devrait s’engager dans le processus sans
pour autant peser sur le choix de la personne du chef du Gouvernement.
La première des choses à faire est
de rendre publique la feuille de route, par respect pour ce peuple et en vue de
montrer ce à quoi le prétendant à la Présidence du Gouvernement doit s’engager
et s’il juge en son âme et conscience
qu’il en a l’étoffe ,qu’il est un meneur d’hommes, qu’il sait communiquer
et qu’il a la compétences techniques nécessaires pour tracer les orientations et les correctifs à y
apporter éventuellement, diriger et contrôler
le travail de son équipe et
rendre compte à l’ARP.
Chaque partie aura certainement son
chef de Gouvernement à proposer, mais c’est ignorer que d’autres personnalités
peuvent prétendre, à tort ou à raison, à ce poste et c’est leur droit. Pourquoi
les priver, dans les coulisses, de
présenter leurs candidatures ?
Bien entendu, les représentants des
partis et des organisations nationales devront normalement s’entendre sur un
certain nombre de critères. Au nombre de ces critères, je citerai quelques uns.
L’indépendance vis-à-vis des partis politiques
et des organisations nationales. Ignorer cette condition c’est retomber dans
les errements du passé qui peuvent expliquer les « mains
tremblantes » du Gouvernement Essid.
La seconde condition est la
compétence. Cette compétence sera appréciée par les représentants des partis et
des organisations nationales dans l’aptitude du candidat à défendre son
programme d’actions et les aménagements qu’il entend introduire. Il devra donc
ne pas se contenter d’une « feuille de route » incolore et inodore et
préciser la politique qu’il entend suivre et les premières mesures qu’il entend
prendre.
La troisième condition est que le candidat se
doit de présenter son équipe et de défendre son choix si on venait à lui présenter
des objections sur tel ou tel
Super-Ministre, Ministre ou Secrétaire d’Etat. Cette équipe n’aura de
compte à rendre qu’au chef du Gouvernement qui sera seul responsable de toute
la politique engagée devant l’ARP. Mettons
donc fin à ces interpellations intempestives de Ministres à l’ARP. C’est
du show et de la perte de temps pour le législatif et l’exécutif.
La quatrième condition est que le
Chef du Gouvernement et son équipe s’engagent à s’abstenir de se présenter aux
élections.
La cinquième condition est qu’il
présente un état de ses biens inscrits aussi bien en son nom qu’au nom de son
épouse et de ses enfants.
A BCE de définir la procédure,
incluant les délais à respecter par les futurs candidats et de la soumettre à l’accord des parties
présentes et de la publier.
En espérant que les conseillers de
BCE lisent ce que la société civile écrit et plaide, à bons entendeur
salut !
20/07/2016
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