jeudi 4 février 2016

Comment créer le plus d’emplois possibles?


03 /02/2016
La création de nouveaux emplois est un lancinant problème qui préoccupe le Chef de Gouvernement au point d’avoir eu des ennuis de santé que nous souhaitons passagers et sans gravité.
Il se doit, je crois, de tirer les conclusions de cet incident de santé.
A sa place, et si je tiens à rester, je nommerais un technicien super ministre ayant fait ses preuves dans le passé sur lequel reposerait l’instruction des dossiers importants.
 Le rôle de Chef de Gouvernement, serait de s’entretenir avec les courants politiques  et sociaux et les forces productives, de fixer les objectifs, de les actualiser, de contrôler ce que font ses ministres, surtout sur le terrain, et de trancher et d’arbitrer en cas de besoin.
Voir tout soi même peut être la source de lenteurs et d’épuisement physique sans grande efficacité pour le pays. L’équipe au Gouvernement travaille mais certains résultats tant attendus tardent à venir. Il faudrait y remédier.
Comment mettre le  pays sur les rails de la croissance et donc de l’investissement ? Voilà une grande question à laquelle il est difficile d’y répondre.
Même après la  consultation récente des partis politiques, le citoyen n’a pas décelé des propositions concrètes neuves et réalisables sur le terrain. Tout le monde se cherche encore.
Je pense qu’il y aurait lieu que le Président de la République et le Chef du Gouvernement commencent par faire une brève déclaration  d’intention devant l’ARP visant à redonner confiance au peuple, aux forces vives du pays et aux investisseurs étrangers après en avoir discuté avec les chefs des blocs parlementaires.
Ils n’auront pas à renvoyer l’auditoire à la fameuse «feuille d’orientation», ni au «Plan en cours d’élaboration» dont le contenu échappe à plus d’un d’entre nous.
D’abord, Ils brosseront, un bref état chiffré, des principaux agrégats sans oublier ni la situation alarmante des caisses de sécurité sociale, ni le nombre des sans emplois, ni le  nombre de familles au-dessous du seuil de pauvreté.
Ils attireront l’attention de tous sur la situation critique que traverse le pays et les risques encourus si l’investissement ne repart pas.
Oui, sans investissements surtout privés, il n’y a point de salut.
Ils fixeront un cadre économique clair à l’attention des investisseurs locaux et étrangers et à l’opposition qui ne cesse de nous rabâcher que le Gouvernement navigue à vue et inviteront les investisseurs à retrousser leurs manches.
A cet égard, tout le monde doit savoir, une fois pour toutes, qu’aucun Gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche, n’est  en mesure de diriger le pays.
Seul un Gouvernement de centre gauche est acceptable pour la majorité des tunisiens.
Ce gouvernement s’engagera à respecter la propriété privée des moyens de production et à reconnaître que la liberté d’entreprendre est la règle, mis à part quelques secteurs stratégiques (à préciser) qui resteront du domaine de l’Etat.
 En contrepartie de cette liberté, le capital partagera avec le salarié les fruits de la croissance grâce à une fiscalité juste qui n’obère pas cependant l’équilibre des entreprises et  les dissuade d’entreprendre et même une participation symbolique au capital de l’entreprise qui les emploie.
L’Etat  jouera le rôle  de planificateur, d’arbitre ainsi que de soutien aux plus démunis.
Que faire pour relancer l’investissement et créer des emplois?

L’investissement public

Il semble que l’Etat aura à booster la réalisation des investissements programmés et qui piétinent en dépit de l’existence de leur financement pour lequel le pays est en train de payer des intérêts. Il aura à réaliser aussi l’enveloppe prévue par la loi de Finances pour 2016.Ces investissements, à eux seuls, ne résorberont pas le chômage. Il est possible que l’Etat puisse, si la volonté politique existe, mobiliser localement de nouvelles ressources sans augmenter la pression fiscale.
 La réforme fiscale, la lutte contre l’évasion fiscale grâce à l’informatisation et l’unification des procédures administratives, la lutte sérieuse contre le commerce parallèle, l’irrespect des textes en vigueur et l’amélioration de la gouvernance doivent être des priorités pour ce Gouvernement.
Les fonds recueillis pourraient être consacrés à l’investissement. Mais il faudrait surtout que l’investissement privé reparte. Trop d’ateliers, de rencontres, de déclarations  des hommes d’affaires mais pratiquement rien sur le terrain.
On subordonne tout à la parution à la maîtrise du terrorisme et à la parution du nouveau code des investissements.
L’Etat ne pourrait-il pas s’engager à faire bénéficier l’investisseur des avantages que prévoirait ce nouveau code à tout investissement réalisé avant sa parution?

L’investissement privé

L’investissement privé étranger, avec ou sans, la participation d’investisseurs locaux ne viendra que si l’investissement privé local repart.
Pourquoi voulez-vous qu’un étranger investisse dans un pays, si l’investisseur local n’a pas confiance dans ses institutions et dans ceux qui le gouvernent?
La Paix sociale et le sauvetage du processus démocratique engagés, à grand prix, demeurent donc tributaires de la bonne volonté des investisseurs privés.
Aujourd’hui, le devenir du pays repose surtout sur les organismes professionnels tels que l’UTICA et la CONECT qui doivent entreprendre un effort accru de mobilisation et lever les réticences de leurs adhérents.
Ces organismes se doivent de prendre conscience du défi qui repose sur leurs épaules. C’est le moment de faire plus de sacrifices s’ils veulent préserver les investissements qu’ils ont pu réaliser, car le mécontentement populaire qui gronde et que l’Etat essaie de comprimer par des amuse gueules, attend le moment de tout ravager sur son passage, encouragés par des politiciens partisans de la « révolution » à outrance.
Ceux qui ont bloqué Le Groupe chimique durant des mois et fait perdre au pays 1700 MD ou même plus est un exemple à méditer.
Je crois que le moment est venu pour que le Capital mette la main à la poche pour réaliser des investissements créateurs d’emplois. La recherche de placements dans l’immobilier et les opérations de spéculation doivent s’arrêter. 
Sans demander à l’investisseur de se faire harakiri, J’aime répéter l’exemple d’un industriel bien connu sur la place,  qui n’a pas attendu la parution du nouveau code des investissements, ni la maîtrise du terrorisme  pour investir à Sidi Bouzid.
C’est là un exemple d’entrepreneur et un patriote.
Pourquoi ne pas suivre son exemple quitte à ce que l’Etat  et l’UGTT s’engagent à  protéger si besoin est tout investisseur menacé ? Que l’Etat prenne l’engagement de le dédommager au moins partiellement.
Qu’on sache que ceux qui ont le ventre creux, et qui ne demandent que des miettes, sont ahuris en voyant, par exemple, les résultats bénéficiaires des banques  et les honoraires perçus par leurs dirigeants. D’autres entités nagent aussi dans l’opulence rien qu’à voir leurs grosses cylindrées sillonner nos routes et leurs villas de marbre.
Une insulte au bon sens et à la solidarité sociale par les temps qui courent!
Ils nous donnent l’impression que la résorption du chômage est le dernier de leurs soucis, la rejetant sur l’Etat.
Qu’on ne me dise pas que par ce papier je tente de réveiller le démon de la lutte des classes ou de la haine. Non,  c’est mon patriotisme sincère et ma certitude que nous allons tous vers l’inconnu, qui me poussent à crier, haut et fort, que le capital doit se réveiller, dans un dernier sursaut, et gagner en esprit entrepreneurial, car cet esprit  lui manque cruellement.
Que les banquiers et les entreprises, en bonne santé,  se décarcassent un peu et sauvent la maison avant que le toit nous tombe tous sur la tête.

L’investissement dans la PME et les petits métiers

C’est là aussi un créneau porteur à encadrer et à protéger. Le tissu industriel du pays est constitué surtout par des PME. Là on a des investissements qui ont été réalisés et des engagements bancaires qui grèvent le bilan des banques mais se trouvent confrontés, dans certains cas, à des difficultés de toutes sortes.
Pourquoi ne pas examiner sérieusement, un à un,  leurs problèmes et les résoudre  sauvant ainsi  des emplois, voire en créer de nouveaux?
Il est également possible que l’Etat vende à crédit à long terme, avec quelques années de grâce, des lots de terre, à ceux qui ont les aptitudes requises (diplômés des écoles agricoles, descendants d’agriculteurs ou autres) pour travailler la terre et manifestent un intérêt  évident pour le faire, sous réserve de constituer, entre eux, une coopérative de services.
Leur coopérative louerait ses services (achats de matériels, travail de la terre, commercialisation des produits etc) au prix de revient et bénéficierait d’exonérations fiscales. Limitée à quelques hectares, cette expérience pourrait être étendue, en cas de réussite.
Pour les artisans, la difficulté réside dans le financement du local. Il faudrait que les banques  et les sociétés de leasing acceptent de le faire moyennant la garantie de l’Etat.

Le micro crédit

Je crois que le micro crédit existe chez nous mais pas sous forme institutionnalisé, si je ne me trompe.
Le micro crédit a été engagé dans notre pays par des associations telles que Anda.
Conect ,aussi, sous l’égide de Si Tarak Chérif, s’est engagée sur cette voie et on remarque que des points de vente ont déjà vu le jour ( à Ibn khaldoun par exemple, à la rue Mongi Slim à Tunis…).
Il serait donc indiqué que le Gouvernement, étudie la question avec ces précurseurs du micro crédit pour leur dispenser ses encouragements et résoudre les problèmes auxquels ils seraient confrontés.
Un organisme pourrait se spécialiser dans la préparation de projets prêts pour le financement, à remettre, en toute transparence, à des jeunes présentant la volonté et la capacité de les gérer et acceptant un coaching.
Mais, avant d’avancer, il serait indiqué de disposer de chiffres précis et détaillés concernant les demandeurs d’emplois et surtout d’études sectorielles. Les créneaux porteurs doivent être identifiés au préalable.
Va-t-on couvrir le pays de menuisiers, de mécaniciens, et de coiffeurs?
Par ailleurs, c’est, à juste titre, que les banques exigent un autofinancement et requièrent des garanties réelles pour limiter leurs risques et obéir aux règles prudentielles édictées.
Supprimer l’autofinancement et les garanties serait une grave erreur à ne pas commettre.
Si l’Etat tient à supprimer ce handicap réel, pour certains, qui il n’a qu’à créer, dans la transparence, un fond public où puiser cet autofinancement et mettre à contribution le citoyen en prélevant quelque part un impôt sur ses revenus au delà d’un certain seuil.
Il ne devra, en aucun cas, s’appuyer sur les banques publiques pour réaliser son souhait Tout au plus, l’Etat pourra-t-il demander à la BCT d’allonger la durée de remboursement des crédits bancaires octroyés, de ressusciter le ratio de crédits à moyen terme et d’exiger des banques qu’elles limitent les garanties à la hauteur des crédits octroyés, sans plus.
Je finirai ce chapitre en demandant, avec insistance, à l’Etat, et nonobstant les critiques attendues, de ressusciter le 26 /26, sous une forme transparente et dont l’action sera concentrée sur les zones frontalières.
Ses actions permettront de fixer la population, proche des lieux de tension, en lui donnant les instruments de gagner dignement leur vie tout en les reliant, par des chemins vicinaux, au réseau routier et à la population urbaine.

Telles sont quelques modestes propositions. Que le lecteur m’excuse d’avoir été un peu trop long.

lundi 18 janvier 2016

Mes réponses à Si Mohamed Talbi

18/01/2016
Plus d’un a été  surpris par le témoignage de Si Mohamed Talbi, lors de sa réapparition sur une chaîne TV ce samedi 16 janvier, à l’occasion de la parution de son nouveau livre. Un témoignage émanant d’un de nos éminents penseurs a certainement son impact sur l’auditeur. S’il est faux, son impact est négatif surtout sur les jeunes. Ceux qui n’ont jamais aimé Bourguiba, le « despote éclairé »,  ce témoignage ne manquera pas de leur apporter de l’eau à leurs moulins.
D’emblée, je lui dis qu’il n’a pas à entacher la mémoire d’un mort qu’il a pu côtoyer et lui dire de vive voix courageusement ce qu’il en pense. Talbi ne manque pas de courage.
Il ne l’a pas fait hier, mais pourquoi le fait-il aujourd’hui ?
Dieu merci, c’est une impression qu’il a cherché à fonder sur des arguments un peu trop superficiels ce qui étonne de la part d’un savant ayant écrit de nombreux livres.
Ce n’est pas parce que Bourguiba n’a pas déclaré qu’il était un musulman  qu’il serait un non musulman.
Je ne suis pas de taille à me mesurer à Si Mohamed au point de vue érudition ou de l’histoire religieuse.
Mais, par exemple, je peux contester le fait qu’il rejette en bloc la            « chariia » parce qu’elle est une œuvre humaine ce qui l’a poussé à ne croire que dans le Coran.
Il oublie, néanmoins,  que la Coran est, certes, la parole de Dieu, mais  elle a été recueillie, bien postérieurement à la mort de notre Prophète vénéré Mohamed par des hommes qui auraient, selon d’éminents penseurs, au moins, déplacé certains versets de leur place réelle.
Ces éminents penseurs nous invitent à « relire » notre Livre Sacré et ce n’est pas là un blasphème.
Que Monsieur Talbi provoque un débat public entre lui et Si Youssef Essedik et l’auditeur sera averti sur la position à prendre. Ce genre de débats manque cruellement dans ce pays.
Un livre, croyez-moi, est parfois difficile à lire !
Si les peuples « dits musulmans » veulent rattraper le monde « civilisé », ils se doivent, impérativement  de« relire » leur Chariaa et leur Coran.
Que Dieu me pardonne si j’ai pu commettre, aux yeux du lecteur, un blasphème. Fermons la parenthèse.
Peut-on affirmer que Bourguiba n’était pas musulman ? Personne ne le peut.
Je n’ai pas eu l’honneur de côtoyer Bourguiba, mais d’autres ont été ses proches collaborateurs et en particulier, Si Chédli Klibi et le Dr Amor Chédli.
Ont-ils un jour écrit ou suggéré que Bourguiba n’était pas un musulman ? Allez les interroger. Ils sont encore en vie et que Dieu le Tout Puissant les garde en bonne santé !
Mais, J’ai écouté, dans ma jeunesse, les nombreux discours de Bourguiba lesquels ont participé à ma formation politique et à ancrer au plus profond de moi-même, l’amour de mon pays, et à ce titre, je lui en suis très reconnaissant.
A aucun moment je n’ai perçu que la haute idée que Bourguiba se faisait de lui-même et son assurance, l’aient poussé à ôter à notre Prophète Mohammed son caractère sacré et à se mesurer à lui.
J’ai accepté qu’il nous rappelle que Mohamed est avant tout un homme et qu’il peut commettre des erreurs. Dans le Coran, il y a des versets où Dieu le rappelle à l’ordre ce qui ne le diminue, d’ailleurs, en rien. Il demeure pour nous tous un exemple à suivre. C’était un homme mais un homme choisi par Dieu pour porter un message.
Bourguiba,  a voulu tout simplement dire (au Palmarium ?)  que le Coran s’est adressé aux peuples contemporains de Mohammed  et que Dieu en désignant l’homme comme son seul « héritier sur terre » en le créant libre, en le dotant de l’intelligence et en faisant de Mohammed le dernier des Prophètes, a mis sur nos petites épaules une lourde responsabilité (Amana) que les montagnes ont refusée de prendre.
Pourquoi refuserions-nous ce statut privilégié que Dieu nous a confié et n’userions-nous pas de notre matière grise?
Donc, il nous appartient d’user de notre liberté et de nous adapter aux situations dans lesquelles on peut se trouver.
Cette liberté va jusqu’à permettre à chacun d’entre nous de suivre sa voie et  d’accepter les conséquences de son choix, le jour du jugement dernier ( lire  sourate El kaaf).
Dans ce cadre, Bourguiba  a eu le courage de demander à ceux qui ne pourront pas concilier l’obligation de jeûner avec celle  de continuer de travailler sans porter atteinte à la productivité, de rompre le jeûne.
Un de ses Khalifes,  a usé de cette dérogation. Vient-il à l’esprit de l’un d’entre nous de taxer Omar de non musulman ?
Bourguiba était en avance sur son siècle et son peuple intellectuels inclus. Nous vivons aujourd’hui des choix que Bourguiba aurait remis à plus tard mais la foule vous impose parfois de les faire.
J’ai retenu des discours de Bourguiba qu’il a consacré à sa jeunesse et sa vie à « vivre pour autrui »  et il aimait rappeler cette devise d’Auguste Comte. Il est mort sans le sou et a empêché, pour des raisons politiques, son fils d’acheter une villa à crédit!
N’a-t-il pas été offusqué par le discours des « Eucharistiques » qui se sont déployés avec leur croix dans l’Avenue principale et  y ont érigé une statue du Cardinal Lavigerie?
Qui nous en a débarrassé après un combat de « 25 ans de lutte pour une coopération libre » avec la France?
Rien que pour cela, Bourguiba, en évitant à ce peuple de subir la chrétienne, a montré qu’il était musulman par les actes.
Il a refusé aussi que les tunisiens naturalisés soient inhumés au jellaz, avec les musulmans. Il  y a eu des protestations qui se sont soldées par des morts et finalement, un coin, oui un coin du cimetière, a été réservé à ces naturalisés. La
Résidence Générale s’étant enfin pliée à cette demi-mesure, ce qui a contribué à arrêter le mouvement de naturalisation. Entre le changement de nationalité et de religion, il n’y a qu’un pas qui serait, à l’époque, vite franchi mais ce pas a avorté.
Au Pouvoir Bourguiba n’a ménagé aucun effort pour restaurer nos mosquées en voie de délabrement surtout si elles ont été le témoin d’une époque riche.
Il a milité pour un Islam « mitoyen » tolérant et ouvert sur l’autre.
Il a crée une structure pour qu’elle forme des Imams ouverts sur la science et l’histoire et si son effort de rénovation de la pensée islamique ne s’est pas poursuivi, la responsabilité en incombe à ses collaborateurs pour leur manque de suivi.
Il a essayé de faire parler les musulmans d’une même voix en s’accordant, en Turquie, sur la fixation  scientifique de nos cérémonies religieuses. Rien n’y fit. C’est la cacophonie et la vision du croissant qui prévaut toujours avec en plus l’hypocrisie!
Moi, je dirais que Bourguiba est un véritable musulman et, à cet égard, j’aime relire, avec un réel plaisir, un passage de la sourate de la vache ( 177) : « Etre vertueux, ce n’est point tourner sa face en priant, vers le levant ou le couchant /L’homme vertueux est celui qui croit en DIEU, au Jour dernier, aux anges, aux Ecritures, aux prophètes et qui donne de son bien, à ses proches, nonobstant l’attachement qu’il lui porte, à ses proches, aux pauvres, aux voyageurs et pour le rachat des captifs ;/c’est celui qui fait la prière et s’acquitte de l’aumône./Sont vertueux, enfin, ceux qui observent la foi jurée, font preuve de patience dans l’adversité, dans l’épreuve et face au péril./Tels sont les justes, par excellence! /Tels sont les hommes pieux ! » (Essai d’Interprétation du Coran… de Si Sadok Mazigh).
Certes, nous n’avons pas vu Bourguiba assister à toutes les prières du Vendredi et se montrer en public. Mais personne n’a exploré le fond de son cœur. C’est une affaire entre lui et son Dieu.
« Relisons notre Coran » et laissons nos morts en Paix.


lundi 11 janvier 2016

L’accord de Paris d’août 2013 : BCE devrait dire toute la vérité aux tunisiens

11 /01/2016
Article publié dans Leaders.com.tn

J’ai cru à l’explication que nous a donnée BCE à propos de son rapprochement avec Ennahdha au vu des résultats des élections qui bien que lui étant favorables, ne lui ont pas permis, néanmoins, d’avoir une majorité confortable à l’ARP, nécessaire à ses yeux pour diriger seul le pays.
Les événements qui se sont succédé viennent d’aboutir à une scission effective au sein de Nidaa qui serait couronnée par la création d’un nouveau parti le 2 mars prochain.
J’ai pensé qu’il s’agissait d’une course au Pouvoir et d’égos démesurés entre le clan Marzouk et celui de HCE et qui pouvait être résolue par la pression morale de BCE.
Mais est-ce  de cela qu’il s’agit?
Certes, la pression morale de BCE est enfin intervenue mais a favorisé, à ma grande surprise, un clan au détriment de l’autre rien qu’à voir la composition et le choix du président de la commission des 13 et la désignation des nouveaux dirigeants de Nidaa annoncée aujourd’hui.
Le Congrès «consensuel» de Sousse a fait émerger HCE comme secrétaire national, chargé de la direction exécutive. Mohamed Ennaceur, Lazhar Karoui Chebbi et Baccouche ont été écartés.
La voie est ainsi balisée pour HCE pour la Présidence du parti, voire la Présidence du pays.
Mais, est-ce la volonté  réelle  de BCE de confier à son fils les destinées du parti qu’il a crée avec quelques uns d’autres ou tient-il à réaliser, grâce à l’appui indéfectible de son fils un autre dessein?
N’a-t-il pas dit, un jour, que Nidaa, en dehors de lui, ne contient pas de grosses pointures?
L’observateur le moins averti, relève que les déclarations d’Ennahdha ne sont plus ce qu’elles étaient après le recours à la politique du consensus.
Il est parfois  difficile de trouver des différences entre les déclarations et les positions des responsables d’Ennahdha et  ceux de Nidaa. Il y a une certaine symbiose  qui saute aux yeux, à ce niveau.
Ennahdha va jusqu’à réserver des surprises au niveau des décisions de son prochain Congrès.
Certains s’attendent même à ce qu’Ennahdha décidera de trancher le cordon ombilical en séparant le politique du religieux, pomme de discorde entre ceux qui ont voté pour Nidaa et la pratique d’Ennahdha lorsqu’elle était au Pouvoir.
C’est le modèle social défendu par Ennahdha qui a motivé plus d’un d’entre nous, et surtout les femmes, à voter Nidaa et BCE.
L’accueil chaleureux réservé au Cheikh par les congressistes  ce  9 janvier et la qualification de son parti et de celui de Nida d’être « les deux ailes d’un oiseau » ce qui a irrité Affek et UPL et en vérité tout démocrate, me pousse à conclure qu’un accord écrit ou verbal aurait en fait été conclu entre BCE et Ennahdha à Paris en 2013 et que BCE serait tenu de respecter et de le faire respecter durant son mandat.
Seul son fils pourrait le faire car personne d’autre ne pourrait emporter sa confiance. Ajouter à cela  que HCE est cautionné par Ennahdha, voire Erdogan.
Ce n’est pas en fait la volonté de léguer à son fils un héritage politique, mais plutôt une obligation politique qu’il aurait prise et qu’il y a lieu de respecter, coûte que coûte, sous peine de perdre sa crédibilité.
Les USA, dans une réaction à chaud, ont retiré leur appui politique, financier et militaire à l’Egypte au lendemain de la prise du Pouvoir par Sissi se démasquant ainsi en révélant leur appui aux partis islamistes.
Rappelez-vous aussi que leur Président Obama a  été vivement intéressé par l’idée de BCE de soutenir que la démocratie  peut coexister avec l’Islam. Obama a même voulu en savoir plus en se rapprochant du siège de BCE à Washington.
Il n’y a qu’un pas pour penser que les USA ont appuyé, pour ne pas dire conditionné, leur aide à une participation d’Ennahdha au Pouvoir.
Par conséquent, la scission de Nidaa   ne peut s’expliquer, essentiellement, que par la divergence  sur la participation ou non d’Ennahdha au Pouvoir.
En vérité,cette grave crise, loin d’être un «nuage passager», ne concerne pas seulement les adhérents à Nidaa et à Ennahdha, mais tout le peuple tunisien.
Le respect qu’on doit à ce peuple justifie que l’accord  qui serait conclu entre les deux « vieux » soit publié, in extenso, pour que ce peuple sache ce qui l’attend dans les années à venir et, en particulier, les lignes rouges que les deux vieux se sont engagés à ne pas franchir.
A cet égard, l’affaire de la mosquée Sidi Lakhmi  et la désignation des Imams n’a-t-elle pas montré les lignes rouges à ne pas franchir?
Si politiquement, et pour l’essentiel, Nidaa et Ennahdha, après son Congrès, ne formeront plus, en fait, qu’un seul parti, il y a là une négation de la démocratie et un retour en fait à un parti unique déguisé.
Une élection n’a plus de sens entre deux partis qui ne forment en fait qu’un. D’ailleurs, n’a-t-on pas pensé à des élections municipales avec des listes communes?
Ceci a pour corollaire la nécessité de l’émergence d’une force politique crédible nouvelle pour faire contrepoids à ce conglomérat.
Personnellement, Je compte sur les femmes et les jeunes pourvu qu’on les motive pour qu’ils s’inscrivent aux élections et  dans certains hommes politiques qui ne se sont pas encore" mouillés", sinon je ferais mes adieux à la démocratie.
Cet accord de Paris est en outre fragile et périlleux car il  ne dépend que de la volonté de deux personnalités politiques âgées.
Pour devenir pérenne, cet accord a besoin, non pas des résultats des dernières élections qui n’ont pas en fait départagé les deux partis, mais d’un appui ou d’un rejet populaire net qui ne peut être obtenu que par voie référendaire.
Le peuple tunisien est mûr dans son écrasante majorité et ne peut accepter d’être le témoin d’un accord qui se serait fait à son insu avec toutes ses conséquences.
Je cherche à comprendre, par exemple, pourquoi mon pays à adhéré à l’accord de lutte contre le terrorisme, initié par l’Arabie saoudite et comprenant exclusivement des pays sunnites mais  d’où l’Algérie est paradoxalement absente avec laquelle nous avons pourtant 2000 km de frontières et un ennemi commun!
La confiance ne peut être rétablie dans BCE et dans son équipe que si les détails de l’accord étaient publiés.
Et au  peuple tunisien d’accepter ou de rejeter cet accord par référendum.
Pour l’instant, je ne puis donner mon appui à Mohsen Marzouk qui se propose de créer un nouveau parti tant qu’il n’aura pas fait de mise au point concernant les graves accusations portées à son encontre, successivement , par HCE, Ons Hattab et Baccouche.

Pour une fois, que les politiques  manifestent un peu plus de respect pour un peuple  qui pourrait accepter certaines contraintes pourvu  qu’on adopte la transparence et le langage de la vérité.

Lettre ouverte à Monsieur Sadok Belaid

Article publié dans Leaders.com.tn
31/12/2015
Je tiens tout d’abord à remercier le Président de la République d’avoir répondu à «  l’appel des 42 » manifestant ainsi sa volonté d’être à l’écoute de l’élite et le Professeur Sadok Belaid d’avoir accepté de donner à Leaders un bref compte rendu de la rencontre de Carthage à laquelle il a été convié avec quelques personnalités de ce groupe qui comprendrait plus de trois cents adhérents environ.
Je ne fais pas partie de ce groupe n’ayant pas la prétention d’être un Universitaire ou de faire partie de l’élite du pays.
Mais un proverbe de chez nous dit qu’on peut  trouver dans les oueds ce qu’on ne peut trouver dans la mer.
Il y aurait donc lieu d’élargir l’assiette de ce groupe dont la composition devrait être pluridisciplinaire et de montrer une prédisposition à recueillir les propositions concrètes susceptibles d’être retenues par  le Président d’où la nécessité de s’organiser pour les recueillir, les trier, les discuter se les approprier et rédiger un rapport à remettre au Chef de l’Etat sur lequel s’engagera le dialogue.
Si vous permettez, je soumets à votre comité les vingt propositions suivantes:
Chapitre           Propositions politiques
§  Fixer avec votre partenaire au Pouvoir une charte qui délimite les lignes rouges à ne pas franchir. Ceux qui ont voté pour Nidaa et BCE comprennent que le rapprochement avec Ennahdha a été dicté par le résultat des élections qui n’ont pas donné à Nidaa une majorité confortable, mais ils n’acceptent pas que le caractère civil de l’Etat soit remis en question, que la Constitution qui contient des ambigüités, voire des contradictions puisse être exploitées par ce parti pour un retour à une politique de réislamisation, une fois au Pouvoir avec une majorité confortable. La solution adoptée pour le choix de l’Imam de la mosquée de Sfax dérange plus d’un et laisse planer des doutes sur les véritables intentions de ce parti. Son interférence dans les choix des responsables dans l’Administration qui devrait être Républicaine est un autre exemple. Sa volonté de s’immiscer dans la réforme des programmes éducationnels est un troisième exemple. La Charte ne suffit pas. Il faudrait que le Congrès de ce parti se tienne enfin et que les congressistes décident que la religion et la politique ne vont pas ensemble. Cela est d’autant plus urgent que le départ du Chef d’Ennahdha peut donner lieu à une implosion de ce parti favorisant l’émergence de la fraction radicale.
§  La crise à l’intérieur de Nidaa ne sera résolue que si les deux protagonistes décident, par eux-mêmes, ce qui est souhaitable, ou sous la pression du Président fondateur, de se désister de la course politique et de la reporter aux prochaines élections présidentielles. Nidaa  est nécessaire pour maintenir un rapport de forces qui lui reste favorable sans lequel Ennahdha reprendra le Pouvoir et s’y maintiendra avec tous les risques que cela comporte.
Chapitre           Propositions administratives
§  Le processus de réforme de la justice au sens large devrait être engagé. La lenteur de la justice, la paperasse en l’absence de numérisation des documents et des archives, le nombre limité des juges, la concentration des pouvoirs aux mains de quelques juges d’instruction, l’absence de protection des juges en charge des dossiers de terroristes, la non-actualisation des textes de loi désuets ne favorisent pas l’instauration d’une justice rapide et équitable.
§  On doit veiller à ce que la composition des Institutions de la deuxième République doivent comprendre des personnalités compétentes et indépendantes des partis politiques et des conflits d’intérêt
§  Créer une commission composée de juges et d’avocats à l’effet de réaliser une concordance des textes législatifs et réglementaires en vigueur avec les dispositions de la Constitution sans attendre que le citoyen à l’occasion d’un procès soulève leur inconstitutionnalité.
§  Réactiver le conseil économique et social qui, par son avis, permettra une meilleure élaboration des textes par l’exécutif et pourra  même éclairer les commissions parlementaires.
§  Veiller à mettre en place un Ministre ou un secrétaire d’Etat chargé de, non de l’information, mais de la communication. Il permettra d’aider le citoyen à suivre l’activité de l’exécutif. Outre un site électronique et un livre blanc périodiquement actualisé, les services de ce département pourront intervenir en direct, à chaud, pour  corriger les fausses assertions constatées  sur les plateaux télévisés et sur les chaines radiophoniques.
Chapitre           Propositions idéologiques
§  Lancer une chaîne satellitaire avec l’aide des pays européens à l’effet de combattre le terrorisme à la base et contrebalancer ainsi les effets dévastateurs d’autres chaines. Le musulman en Europe et en Afrique du Nord pourra avoir une référence pour un islam « modéré ».Cette chaîne abritera des débats contradictoires avec d’imminents spécialistes des questions religieuses. Une relecture de notre histoire religieuse, de notre Coran et de notre Chariaa  nous permettra d’entrer de plein pieds dans le xxi siècle. Pourquoi ne pas solliciter le concours de monsieur Youssef Essedik ?
§  Réformer la formation de nos Imams. Si le vendredi, chaque Imam parvenait à nous expliquer une sourate, ou une partie d’une sourate, en la remettant dans son contexte et en ayant le sens véritable des mots et de la syntaxe, nous pourrions  contrecarrer la violence religieuse.
Chapitre           Propositions de nature prospective
§  Notre pays connaîtra une pénurie d’eau de plus en plus aiguë si des mesures ne sont pas prises telles que la multiplication des barrages et leur interconnexion pour éviter que l’eau d’un barrage trop plein n’aille à la mer, la multiplication des lacs collinaires et le reboisement des hauteurs impropres à l’agriculture.
§  Notre pays souffre d’un déficit énergétique alors que le soleil est là toute l’année ou presque. Instruisons-nous de l’exemple du Sud de la France, de l’Espagne et du Maroc qui investissent dans le solaire.
§  Pour capitaliser l’expérience du Pouvoir, il serait indiqué de créer une institution qui regrouperait, de plein droit, les Présidents de la République, les Premiers ministres et les ministres, les Gouverneurs de la BCT et les gouverneurs des régions qui ne sont plus au Pouvoir. L’exécutif aux commandes pourrait recueillir leurs avis sur des questions particulières et sur le déroulement des affaires de l’Etat réalisant ainsi une  certaine continuité.
Chapitre           Propositions socio-économiques
§  Réactiver le PDR (programme de développement rural) qui permettra à des familles rurales démunies, surtout les femmes, à disposer de quelles bêtes pour avoir du lait, des œufs et de la viande. Son effet sur l’élimination de la faim est immédiat.
§  Ressusciter le 26/26  en le confiant à un organe transparent et en modifiant son appellation.
§  Vendre à crédit à long terme des lots de terrains agricoles contigus à des jeunes sortant des écoles d’agriculture sous réserve de constituer entre eux une coopérative de services  qui  leur permettra d’avoir des outils de production sans avoir à les louer et de transporter leur bétail et leur production sur les marchés réglementés.
§  Exiger de la Banque Centrale de Tunisie qu’elle remette en vigueur son ratio de crédits à moyen terme à l’investissement  à satisfaire par les banques pour qu’elles  accèdent en partie à son refinancement. Ces crédits sont ceux consentis aux PME qui constituent l’essentiel de notre tissu industriel et qui connaissent des difficultés. Mieux vaut faire repartir une entreprise appelée à s’étendre et qui a des marchés que de créer ex nihilo une nouvelle.
Chapitre           Proposition militaire
§  Examiner la possibilité de revoir les conditions d’achat des hélicoptères US si le fournisseur russe est en mesure de nous les livrer immédiatement et à un moindre prix et si leurs engins répondent à nos besoins spécifiques ( vision par tout temps, diurne et nocturne) pour ratisser nos hauteurs et éradiquer les quelques terroristes qui nous narguent depuis au moins cinq ans, ce qui est insupportable.
Chapitre     Propositions diverses
§  Pour encourager la recherche scientifique , créer un Prix à décerner à nos lauréats en matière de recherche fondamentale, de santé, d’invention et d’innovation et de technologie agricole et industrielle.
§  Organiser des visites de travail, et non de villégiature, dans les pays qui nous devancent ou qui ont connu certains des problèmes que nous connaissons pour savoir comment ils les ont traités (éducation, santé, agriculture, énergie, pénurie d’eau etc).
§  Donner plus d’autonomie à nos Universités.
§   l'engagement de l'Etat dans la résorption graduelle du déficit abyssal des caisses de sécurité sociale,
§  la construction d'un centre d'hébergement et de rééducation des revenants des centres de tension dans le monde en attendant leur traduction devant la justice
§   la réforme de notre Constitution en vue de lever certaines ambiguïtés et opter pour un régime présidentiel avec les garde fous nécessaires vu que le régime parlementaire ne cadre aucunement avec la situation grave de notre pays et la mentalité du tunisien

Voici une modeste contribution à toutes fins utiles.
Respectueusement



mercredi 23 décembre 2015

Et si HCS se désistait ?


J’ai à développer deux points. Le premier concerne l’insuffisance de communication du Gouvernement en place. Le second a trait à la crise que traverse Nida.
Il est pour moi incontestable que  ce Gouvernement, fait de son mieux, mais il y a une insuffisance de communication patente.
Le citoyen ne  se rend compte de ce que  fait ce Gouvernement, qu’occasionnellement, lors d’un événement  particulier.
A titre d’exemple, je n’ai pu me rendre compte du programme ambitieux de réforme à engager par le Ministère de la santé à partir de janvier 2016, qu’à l’occasion du regrettable décès de cette concitoyenne de Tataouine qui faute de la présence d’un gynécologue à l’hôpital à été transportée d’un hôpital à un autre pour mourir en fin de parcours laissant deux enfants en bas âge.
 Le déplacement d’un médecin vers elle à Tataouine était-il possible et aurait-il pu la sauver? Peut-être.
Le second événement a été  le cinquantenaire de la création de l’hôpital d’enfants, de Bab Saadoun.
 j’ai vu hier sur la une, un hôpital très bien entretenu, pimpant neuf, et très bien équipé en matériel de pointe avec un personnel dévoué et de haut niveau dont le pays peut être fier mais souffrant d’une exiguïté et d’une surcharge de travail qui va cependant être résolue par l’implantation d’un second hôpital quelque part dans le pays.
 Là aussi le ministre de la santé est revenu sur son programme pour améliorer les services de santé à dispenser au citoyen en remédiant à la déficience des spécialités d’anesthésistes et de réanimateurs, en affectant  des spécialistes dans les hôpitaux qui en sont dépourvus, et en renforçant les services de première ligne qui désencombreront les hôpitaux.
Il a eu aussi le mérite, le courage et l’honnêteté d’endosser la responsabilité du décès de la dame de Tataouine qui n’est pas la seule femme enceinte à mourir bêtement.
Que ce Gouvernement continue à travailler mais en pensant à bien soigner la communication qui doit toucher tous les départements et se caractériser par la continuité.
Un ministre, un site et un livre blanc actualisés sont, je crois indispensables.
Ce qu’il faut aussi, c’est que ce Gouvernement soit soutenu par ceux qui l’ont porté au Pouvoir. Celui de Nida fait  particulièrement défaut occupé dans ses luttes internes pour le Pouvoir.
Oui,  et c’est là une vérité qu’on ne peut cacher au citoyen, chacun, à sa façon,  veut tenir les rênes du parti, car qui tiendrait ces rênes, tiendrait la machine électorale et donc la présidence de la République à laquelle tout le monde lorgne.
La solution ne réside nullement dans ce comité un peu bizarre des 13 qui prétend ne favoriser personne mais qui va déboucher sur un congrès consensuel d’où  émergera, il faut s’y attendre, HCS, comme le principal responsable du parti.
Si tel est l’objectif de BCE en qui plus d’un citoyen, et surtout les femmes, ont placé leur confiance pour qu’il soit là où il est malgré son âge, ce sera là une erreur politique.
Je n’ai personnellement rien à reprocher à son fils. Il pourrait être doté des qualités politiques nécessaires à la conduite des affaires de l’Etat, mais ces qualités seront estompées par le lien de parenté qui le lie à BCE. Le sacrifier politiquement, quoique injuste ; est nécessaire.
Que BCE se rappelle du traitement injuste que Bourguiba a infligé, à son fils Bourguiba junior qui a fait pourtant ses preuves en diplomatie.
 Il l’a  même obligé de vendre la villa qu’il a achetée moyennant un crédit bancaire pour lever toutes les suspicions.
 Il faudrait être de la trempe de Bourguiba pour se conduire politiquement ainsi.
Dans l’intérêt de Nida qui va imploser, si ce n’est déjà fait, et surtout celle de l’équilibre des forces politiques, HCS se doit de se retirer de la course politique et de la remettre à plus tard, c'est-à-dire une fois le mandat de son père achevé. Je lui serais  très reconnaissant.
Si HCS serait incapable de prendre seul, cette décision courageuse et injuste, il appartient à son père de l’y obliger moralement à le faire.
Seule cette décision permettra de sauver le parti de la déconfiture et d’achever la consolidation du processus démocratique.
Merkel, en osant intervenir auprès de BCE pour lui suggérer de replâtrer Nida, a vu juste, car elle ne peut continuer à apporter son appui à notre pays sans un équilibre des deux principales  forces politiques, seul garant de la préservation d’une stabilité politique et sociale propice à l’investissement.

Je garde un certain optimisme pour que la famille BCE sauve encore une fois le pays par son sacrifice.