mardi 24 mai 2016

Ma chère Tunisie sur une corde raide

23/05/2016
Sans même attendre les conclusions du Congrès d’Ennahdha, je dis que les deux Cheikhs ont mis le pays sur une corde raide.
Ennahdha, en apparence,  évolue, cède du terrain et se rapproche des valeurs républicaines.
Nous pourrions espérer que le pays va entrer dans une nouvelle ère d’union des cœurs, des esprits et des volontés pour le tirer enfin du marasme dans lequel il peine à sortir.
Telle est la volonté déclarée de nos deux  vieillards. Mais, résistera-t-elle à l’épreuve du temps?
La question fondamentale qui se pose est qui soutient réellement cette orientation stratégique  en dehors de ces deux personnalités politiques hors pairs que sont Ghannouchi et BCE ? les  structures qui sont derrière elles? une opposition qui n’arrive pas à se regrouper autour d’un dénominateur commun, politique, économique et social ? le peuple et surtout une jeunesse impatiente dont l’avenir est incertain?
Que Dieu garde en vie ces deux Cheikhs. Je fais ce vœu, non par amour pour ces deux personnalités, mais parce que j’ai de fortes craintes sur l’avenir incertain de mon pays.
Je ne pense pas que les bases politiques de ces deux personnalités ne  feront pas volte face aussitôt que l’une d’elle disparaîtra  de la scène politique.
Ennahdha a un parti fort et  bien structuré mais il recèle  en son sein des opposants  à cette nouvelle orientation.
La large base d’Ennahdha pourrait revenir à son credo initial à savoir l’islamisation du pays. Déjà, les «prêches»  envisagés en parallèle à l’action politique du parti augurent des intentions non avouées d’Ennahdha. A-t-on besoin de prêches?
Nidaa s’est effrité et BCE n’a plus véritablement une machine politique solide pour faire contrepoids à ce colosse. Pire, Il ne tient plus qu’avec l’appui d’Ennahdha.
Le reste des partis ne fait plus le poids avec Ennahdha avec une gauche immature, tenant toujours à une idéologie désuète, les nassériens  qui tiennent encore à des rêves nassériens bien enterrées  au pays qui les a vus naître et enfin, une opposition dite centriste, démocratique et sociale divisée par les égos et l’immaturité économique et politique.
L’avenir du pays ne tient qu’à un fil .Ma crainte est que les investisseurs surtout étrangers en seraient conscients. C’est pourquoi l’investissement  pourrait ne pas repartir  de plus belle. L’investisseur est préoccupé par la stabilité politique qui ne peut repose sur le simple pari de BCE.
La réussite du pari de BCE, que nous souhaitons, repose sur beaucoup d’impondérables. La volonté de Dieu, la « sincérité » d’Ennahdha et de sa base, le comportement de l’opposition et celui de la société civile.
Que Dieu préserve ce pays contre tous les dérapages possibles.
L’espoir, le seul peut être, serait que l’opposition se ressaisisse enfin!


Lettre ouverte au Ministre des affaires sociales et à la Direction de l’UGTT

19/05/2016
Nous avons entendu parler  que le Gouvernement envisage de prendre certaines mesures pour limiter le déficit abyssal des caisses de retraite et particulièrement celui de la CNRPS.
Au nombre de ces mesures figurerait la réduction des pensions de retraite.
Si une telle mesure portant atteinte aux droits acquis était prise, ce serait là une mesure inacceptable pour les retraités et surtout pour les foyers où seule une personne travaille.
Du jour au lendemain ce serait une chute de leur niveau de vie à la fin de leurs jours.
Certes, il y a les sans emplois et ceux qui ne sont pas bien rémunérés mais il y a aussi de hauts cadres qui ressentent la réduction de leur pouvoir d’achat et sont amenés à réduire leurs trains de vie en se privant de certains besoins essentiels pour eux et pour leurs familles.
Ceux qui échappent à ce rouleau compresseur ont eu la chance de gravir les échelons plus rapidement grâce à leur « compétence », peut être, les « services rendus » et les « parrainages ». 
Ceux qui gagnent  facilement 30000 dinars par mois, un peu moins, un peu plus, ne  ressentiront pas l’effet des mesures de réduction de leurs retraites, c’est certain.
L’état dans lequel se trouvent le secteur  bancaire, d’une manière générale, montre, si besoin est, que l’homme qu’il faut n’a pas été à la place qu’il faut. Le système de rémunération dans ce secteur devra être revu et corrigé pour diminuer les écarts patents et insupportables.
Je connais un Directeur Général (sans fonction), retraité depuis 13 ans, qui n’arrive pas à renouveler sa voiture et garde sa petite cylindrée achetée à crédit depuis 2000 ! Il ne peut accéder ni à la voiture populaire ni aux autres voitures !
Pour maintenir son train de vie accepteriez-vous qu’il songe à  vendre sa villa (comportant un rez-de chaussée) pour l’échanger contre  un logement dans un quartier populaire pour renouveler sa voiture ?
Au nom de la solidarité sociale l’Etat ne peut porter atteinte, d’un trait de plume, à la pension des retraités qui ont servi loyalement ses institutions et n’ont pas eu ni l’idée, ni le temps, de créer d’autres sources de revenus, occupés à servir.
L’Etat doit savoir, et on est tous là pour le lui rappeler, qu’il est le seul responsable du déficit des caisses et doit, par conséquent, assumer  ses responsabilités.
Je ne divulgue  pas de secret en affirmant que la question du déficit des caisses de sécurité sociale a été étudiée, en long et en large, par des commissions interdépartementales et des CIM  mais aucune mesure n’a été prise à temps pour limiter la dégringolade des déficits.
Aujourd’hui, le Gouvernement songe à réduire, par voie unilatérale, les pensions des retraités qui ne sont pour rien dans ce déficit ! C’est là une solution de facilité et de surcroit injuste.
Un de nos dictons ne dit-il pas  que la tête du chauve est proche de Dieu ?
C’est l’Etat, avant le 14 janvier 2011 et après cette date, qui a manqué de courage et de compétence  pour prendre, à temps, les mesures qui s’imposaient.
Pourquoi voulez-vous que le retraité fasse les frais de cette mauvaise gestion, passible, au moins, d’une sanction politique?
Il y a bien d’autres solutions que l’Etat devrait prendre plutôt que de se rabattre sur la réduction des retraites. 
Il ne devra pas le faire unilatéralement mais par voie référendaire car le premier intéressé aura le droit de choisir ce qu’on lui propose .Ce n’est pas une affaire de mesure réglementaire ni même de loi. Il va sans dire que les organisations salariales auront aussi leur mot à dire !
Le salarié ne peut plus accepter d’être le dindon de la farce, prêt à être plumé à chaque fois.
Certes, l’Etat s’est engagé sur la voie de la réforme fiscale dans la loi des Finances pour 2016 mais ce sont là des mesurettes et tous les experts en fiscalité s’accordent à dire que l’Etat peut faire plus, mieux et plus vite, s’il prenait le taureau par les cornes.
Il y a aussi des entreprises qui ne paient qu’une partie des cotisations à leur charge. Qu’attend l’Etat pour recouvrer d’abord ses créances ?
Enfin, voilà bientôt cinq ans que l’économie peine à redémarrer avec toutes les conséquences néfastes sur les finances de l’Etat, et  par ricochet, sur les  ressources des caisses sociales vu la diminution des cotisations alors que le nombre des retraités augmente.
Que fait l’Etat de tangible  pour que l’économie redémarre enfin ?
La résorption du déficit des caisses passe, essentiellement, par le redémarrage de l’économie, la bonne gouvernance, la réforme urgente de la fiscalité et la  révision d’un système de répartition qui a montré ses limites en le confortant par une dose de capitalisation nécessaire, par ailleurs, au développement du marché financier.
Si l’Etat tient à inclure le remodelage du mode de calcul des pensions, il se doit de respecter les droits acquis des retraités bénéficiant déjà d’une pension car ce n’est pas à cet âge qu’il est possible de pallier au manque de ressources générée par une réduction drastique des pensions.
Si le salarié savait  dés le départ que sa pension ne devrait représenter que 50% de son dernier salaire, il aurait  pris ses précautions. Maintenant c’est trop tard. 
Dans toute réforme urgente à envisager, le montant des pensions servies est une ligne rouge à ne pas franchir.
A bon entendeur salut.



lundi 9 mai 2016

Appel à la raison de nos décideurs

09/05/2016
Encore une fois, je parlerai de Si Youssef Essedik.
Je l’ai écouté, dans sa très courte émission hebdomadaire sur la radio nationale, ce vendredi 6 mai 2016, vers  14 heures. Il a émis son point de vue sur l’héritage, un livre qui a fait beaucoup de bruit livre sur les derniers jours de Mohamed, la prière du Vendredi et l’apprentissage du Coran…C’est un véritable plaisir de l’esprit.
Pour moi, Si Youssef restera un savant musulman, perspicace, courageux, animé par la volonté de réconcilier le tunisien avec sa religion.
On y voit sa volonté à vouloir remettre en cause  certains acquis qui nous ont été légués par les savants qui  nous ont précédés tout  en nous précisant ses sources que tout un chacun pourrait consulter et surtout tout en nous invitant à en débattre.
On ne peut être plus sûr et plus honnête intellectuellement.
Ses arguments sont, à mon humble avis, implacables, car ils s’adressent à la raison.
S’adressant au Cheikh Battikh qui s’abrite dérriére un verset clair et sans équivoque du Coran pour justifier certaines règles de l’héritage, il lui demande avec insistance de lui répondre sur certains autres versets, tout aussi clairs,  tel que, par exemple , celui qui parle de la libération d’un esclave pour réparer des manquements. La société actuelle compte-t-elle encore des esclaves lui dit-il ? Que faire ?
Ne devrions-nous plutôt faire fonctionner nos méninges? Dieu ne nous a-t-il pas créé libres ? Dieu ne nous a-t-il pas dit que notre prophète Mohamed est le dernier  de ses messagers ? Dieu ne nous a-t-il pas insufflé ce quelque chose de précieux qui nous distingue de tous les êtres et qui fait que nous pouvons aspirer à être ses véritables représentants  sur cette terre ?
Je crois que la renaissance de la civilisation arabo-musulmane sera conditionnée par une relecture de notre Coran car le temps des études exégétiques, faites par des hommes comme nous, est dépassé.
A chaque époque, ses savants. Sachons les écouter et tirer parti de leurs recherches.
Ce qui me tracasse c’est l’absence de volonté politique pour ouvrir, à ce savant, toutes grandes, les portes des médias surtout publics avant qu’il nous quitte prématurément.
Un programme, bien à lui, avec des débats contradictoires pourrait être une mesure courageuse et urgente à prendre à la veille du mois de Ramadhan.
Rappelez-vous que sa très courte intervention radiophonique hebdomadaire a été suspendue à la veille du mois de Ramadhan précédent. Elle n’a repris qu’au forceps.
Je crains qu’elle ne soit, encore une fois, suspendue, voire supprimée définitivement, cette année, avec ce nouveau Ministre des affaires religieuses qui n’a pas encore « nettoyé » ses mosquées et qui croit qu’en apprenant, bêtement, à nos enfants, le Coran, le pays combattra les extrémismes.
A l’appui de ce que j’appréhende, rappelez-vous ce que vient d’écrire un haut responsable d’Ennahdha dans un post « facebook ».
Oui, cet ancien ministre avait osé écrire que  les émissions de Si Youssef Essedik ne lui apprennent rien et qu’il ne perd rien à ne pas les entendre.
Voilà qui  dépasse l’entendement et qui augure d’une pente dangereuse à emprunter par ceux qui ont encore des mains qui tremblent.
Abassi ne vient-il pas de déclarer que le chef du Gouvernement est soumis à la pression de certains partis politiques qui contestent certaines de ses prises de position ?
Je pense, dur comme fer, que le pays a besoin d’un gouvernement de technocrates et non de politiciens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
Rétrécir l’accès des médias, voire supprimer leur accès à si Youssef serait une tentative trop dangereuse.
Se limiter à ses écrits, c’est retarder la libération des esprits. Oui, je préfère de loin que de son vivant  il  mette à la portée, du grand public, et surtout aux moins de 40 ans, le résultat de ses réflexions profondes.
Nous avons un cruel besoin de relire notre Coran pour nous rapprocher davantage de notre religion dont nous sommes fiers.


mardi 15 mars 2016

L’autre danger : l’islamisme rampant



C’est en regardant, hier, la fameuse émission « Limen yajraou fakat » du 13 mars 2015 que j’ai eu l’idée d’écrire cet article.
Nous avons tous suivi l’itinéraire de cette dame qui a perdu ses deux grandes filles, et à un moindre degré leurs cadettes,  qui ont été happées par l’extrémisme religieux  qui a su profiter du désaccord au sein du couple et de la sévérité de la mère pour les embrigader et abuser de leur jeunesse.
Il a suffi d’un laps de temps, fort court, pour que deux grandes filles qui n’ont pas atteint la puberté  endossent l’une après l’autre, l’habit religieux et adoptent le langage des extrémistes qu’elles ont appris dans les tentes de prédication et les brochures distribuées, au vu et au su de l’Etat. Elles ont fini  par atterrir en Libye à Syrte et peut-être pour l’une d’elle en Syrie.
Il y a eu aussi le cas de ce jeune homme qui a réussi ses études supérieures mais n’a pas trouvé du travail. Bien que bénéficiant du soutien matériel de ses parents, ce qui n’est pas le cas de la famille précédente, il  s’est métamorphosé, en très peu de temps, en endossant la jellaba  et en changeant de langage. Nonobstant le fait que le brave père lui ait monté un projet rentable, clefs en mains, il a fini par quitter le pays pour la Libye.
Cela se passait sous la « Troika » et plus précisément sous Ennahdha.
Ces victimes du terrorisme ne sont pas les seules. Elles se comptent par milliers.
Ce grave dérapage vers l’extrémisme s’est fait avec la bénédiction du Pouvoir en place sous le couvert d’une « révolution » qui n’a réclamé que plus de justice sociale et de dignité et non la remise en cause de notre modèle social.
 Il va  falloir, un jour, déterminer les responsabilités des uns et des autres.
 Si ce n’est pas la justice transitionnelle, plutôt préoccupée par le leg de Bourguiba, ce sera l’Histoire et son verdict sera des plus sévères.
Nous ne voulons plus que ces dérives se répéteront un jour.
Aujourd’hui, nous constatons tous qu’Ennahdha,  qui prépare son Congrès, a viré de de langage de180 degrés. Vous êtes étonnés par les prises de position adoptées par ses dirigeants au point qu’on ne distingue plus celui qui appartient à Nida, ou ce qu’il en reste, et celui qui défend Ennahdha.
Il serait naïf de croire que leurs convictions intimes se soient transformées, du jour au lendemain, suite à la fameuse rencontre de Paris qui a scellé le destin du pays.
Ma conviction intime est que le Premier responsable d’Ennahdha, politicien intelligent, pragmatique et savant attendre, a opéré un repli tactique simplement pour ménager l’avenir  de son parti et asseoir solidement son emprise sur le pays.
En fait, si les dirigeants ont, pour le moment, suivi leur chef, c’est moins sur pour la base du parti.
On aura beau nous dire que le prochain Congrès fera la séparation entre le politique et le religieux ce qui avec la Constitution, telle que rédigée actuellement, le caractère civil de l’Etat sera garanti. Mais tout le monde sait que cette Constitution résultant de tractations et de concessions, contient des ambiguïtés qui peuvent être exploitées dans un sens ou dans l’autre.
Quant au parti, une fois au Pouvoir, une branche dont elle serait issue interférera dans le religieux et ainsi la forme sera sauvée. Cette dérivée comportera, sans conteste, Cheikh Mourou qui a confié, rappelez-vous bien, à l’homme qui prêche l’excision des femmes, sans doute mécontent, que notre « action » doit cibler les jeunes car leurs parents ont pris le mauvais pli et il n’y a à attendre d’eux.
L’avenir de ce pays dépend donc de l’opportunité qu’il y aurait de laisser à des émanations d’un parti le soin de réislamiser  la Tunisie par ses prêches ce qui nous ramènera à la case de départ.
Doit-on accepter ce principe ? Où doit doit-on réserver le domaine religieux à l’Etat, c'est-à-dire au Ministère des affaires religieuses, une fois un cadre d’actions mis en place ? Ou à la limite à une autorité indépendante de L’Etat et de tous les partis politiques ?
Toute la question est là.
C’est pourquoi je m’adresse au Ministère des Affaires religieuses pour lui demander d’expliciter la politique qu’il entend suivre en matière religieuse durant cette législature.
Le cadre d’actions pourrait comporter plusieurs points à respecter :
-Le Coran qui  demeure notre texte de base doit être lu d’une manière uniforme. A cet égard, pourquoi ne pas éditer une nouvelle mouture Coran qui comprendra soit des renvois, soit en annexe des compléments explicatifs qui lèveront toutes les erreurs de lecture et d’interprétation?
Ce travail  serait confié à une commission qui comprendrait outre les cheikhs zeitouniens,  nos penseurs éclairés. ( Mr Youssef Essedik et autres…)
-Assurer une formation complète des nouveaux Imans et  recycler les anciens qui seraient prédisposés à le faire,
-Suivre le prêche de nos Imans, opérer les redressements qui s’imposent et écarter de nos mosquées les imams extrémistes.
-Lancer une Chaîne de télévision à caractère historique, civilisationnel et religieux, à audience maghrébine et européenne, à l’effet de diffuser un discours religieux expurgé de toute fausse interprétation et de tout extrémisme et ouverte aux débats contradictoires.
-Revoir les manuels scolaires et réviser à la hausse les coefficients des matières religieuses.
Ce cadre, s’il était mis en place, servirait de rempart à l’islamisme rampant. Il n’y aurait plus de justification pour que des partis politiques prennent leurs bâtons de pèlerin pour nous « reislamiser » à leur façon en créant leurs branches religieuses.
Le second garde fous consiste à ce que la société civile qui a montré son dynamisme et sa maturité trouve le cadre idoine et une structure pour faire passer ses messages au citoyen et à ceux qui nous gouvernent, surtout.
Oui, ceux qui nous gouvernent croient, à tort, détenir, seuls, la vérité et ont montré qu’ils ne tenaient aucunement compte de la position de la société civile bien qu’elle soit en avance sur eux.
Aussi, de même qu’il y a un « Parlement pour les enfants », la société civile a un cruel besoin d’un Parlement bien à elle.
 Y feront partie, les associations, nos penseurs, poètes, artistes et écrivains, nos experts et vieux routiers de l’Administration et des entreprises, nos entrepreneurs dans les divers secteurs de l’activité économique dont les avis peuvent être utiles et nous faire gagner du temps.
L’exécutif et le législatif seront tenus, par la loi, de consulter ce nouvel organisme et de justifier leurs prises de position contraires à l’avis émis.
Mokhtar el khlifi
14/03/2016


vendredi 11 mars 2016

Ben guerdene « Médinet el Abtal » et… après ?

10 /03/2016
On ne peut que féliciter notre armée et nos services de sécurité pour leur bravoure et leur aptitude à maîtriser, pour la première fois, les combats de rue, et de continuer leurs opérations de ratissage pour venir à bout de cette vermine.
On ne peut, hélas, que s’incliner devant nos nombreux martyrs surtout parmi les civils tombés au champ d’honneur.
On ne peut que féliciter les habitants de Ben Guerdene, mais pas tous, qui ont aidé, d’une manière ou d’une autre, les forces de sécurité à maîtriser cet assaut terroriste.
Mais, il y a des questions qui méritent une réponse. Ces terroristes se sont comportés dans Ben Guerdene comme un poisson dans l’eau.
Ils connaissaient bien la ville puisqu’ils sont allés tout droit vers des personnes qui les ont combattues, pour les assassiner froidement, chez eux. Ils étaient lourdement armés et disposaient de caches d’armes. Ils  ont pu se procurer des provisions fraîches comme en témoigne les pots de yaourt trouvés dans un réfrigérateur.
Etaient-ils arrivés dans les deux ou trois 4x4  qui seraient venues de Libye, la semaine dernière, pour la première opération du 07 mars 2016 ? Le nombre des morts (une cinquantaine) laisse penser qu’ils étaient plus nombreux.
Trois 4x4 sont-elles suffisantes pour les transporter avec leurs équipements et leurs armements ?je ne le pense pas.
Il est probable qu’ils se soient infiltrés de Libye, et d’ailleurs, mais au fil des jours pour constituer, au bout d’une certaine période, cette armada.
Il est curieux et intriguant que personne ne se soit pas aperçu ! Il n’y a qu’un pas pour déduire qu’ils bénéficient de complicités, à Ben Guerdene  et /ou ailleurs.
Il n’est pas exclu aussi que des cellules dormantes existent déjà à Ben Guerdene et ailleurs et qu’elles ont prêté leur appui aux quelques éléments qui se sont  récemment infiltrés de Libye.
Attendons patiemment les résultats de l’enquête et ce qu’on voudra bien nous dévoiler.
Nous avons vu le soutien d’une partie de la population aux forces de sécurité mais il faut que nous soyons sûrs, à la fin de ces ratissages, que les terroristes ne trouveront plus aucun appui, si minime soit-il.
D’autres Ben Guerdene ne sont pas à exclure, ailleurs, dans notre pays, tant qu’il y a des « cellules dormantes ».C’est le risque majeur que nous courons.
Après Ben Guerdene, qu’elles seraient  les mesures qu’on pourrait suggérer de prendre ?
§  Mener une campagne pour dénicher précisément les « cellules dormantes » implantées dans tout le pays. Le renseignement est capital. A cet égard, le rôle des omdas, des propriétaires de locaux destinés à la location et du citoyen sur qui repose l’obligation de porter à la connaissance des services de sécurité tout fait qui lui paraitrait douteux là où il habite et ,ailleurs, sur son parcours, est nécessaire. Une campagne de mobilisation, pendant un mois, avec le concours des médias serait très utile. On le fera rationnellement de façon à couvrir tout le pays, du Sud au nord et d’ouest en Est. Je ne sais si ce travail de fourmis, à mener au sol, devrait recevoir l’appui d’hélicoptères équipés de moyens technologiques sophistiqués. Pour les moyens, une contribution financière légale obligatoire provisoire, sur les salariés, les entreprises et les activités libérales devra rapidement  être instituée et dont le produit sera versé dans un fonds budgétaire soumis au contrôle de la cour des comptes. C’est là une manifestation concrète de  solidarité qui vaut son pesant d’or de loin préférable aux manifestations de rue qui sont inopportunes. Au gouvernement et à l’ARP de frapper le fer tant qu’il est chaud et d’édicter les textes.
§  Construire un camp destiné à recueillir tous les terroristes, y compris ceux provenant des zones de tension au lieu de les laisser se promener dans la nature avec une surveillance molle, ou de les emprisonner avec les autres catégories de prisonniers.
§  Exclure, si possible, de l’amnistie certaines têtes brûlées.
§  S’atteler à mettre en place des imams compétents, acquis à ce pays, pour développer un discours religieux non extrémiste surtout à l’attention des jeunes. Une TV spéciale devrait prendre en charge le discours religieux à tenir
§  Prêter une attention particulière aux zones frontalières à l’effet de créer  des emplois aux jeunes et de les mettre ainsi à l’abri du besoin et donc des tentations extrémistes. Qu’attend-t-on pour réactiver le 26/26, tout en prévoyant les contrôles nécessaires ?
§  Tarir les sources de revenus des terroristes par un contrôle efficace des transferts de fonds en provenance de l’étranger via les banques ou sous forme liquide. La révision des textes concernant les associations tardent à être effectuée.
Sur le plan politique, le Président de la République, pourrait réunir tous les responsables politiques et ceux des organisations ouvrières  et patronales, sans exception aucune, à l’effet de les mettre face à leur responsabilité et d’exiger d’eux qu’ils soutiennent l’action de l’exécutif dans le cadre de la Constitution, des résultats des élections  et des textes en vigueur.
Ce serait là une occasion de lever les malentendus et les ambiguïtés à travers les échanges qui se feront et de faire accepter, à certains, les règles élémentaires de la démocratie. Il est souhaitable que les médias soient présents.
Ce qui nous unit est de loin plus important que nos divergences sur certains points surtout en matière de conduite de la politique économique et sociale.
Il n’est pas difficile d’actualiser l’action du Gouvernement en la matière moyennant des concessions de part et d’autre. Est-il si difficile pour les experts qui représentent cet aréopage de s’entendre,  au bout de quelques jours, certes, sur les bases de la reprise économique avec un objectif de croissance permettant de résorber un nombre plus important de chômeurs et surtout de donner une lueur d’espoir sur l’avenir de ce pays ?
Cet objectif ne pourrait être atteint que si les organisations salariales et patronales finissent par s’entendre sur l’urgence de mettre fin aux revendications comportant des arrêts intempestifs du travail et donc de la production et d’un autre côté sur la disposition du capital à admettre enfin que l’ère des grands écarts de salaires entre ce que perçoit le salarié et l’entrepreneur, est révolue, si on cherche vraiment la Paix sociale et l’intérêt du pays.
Quand évoluera-t-on, par exemple, vers une participation du salarié au capital de l’entreprise ?
Amusez-vous à comparer ce que perçoit un PDG d’une banque privée et le cadre supérieur ou encore le simple employé sur lesquels repose en réalité le travail. Vous constaterez que c’est insoutenable et que cela doit changer.
Sur un autre plan, notre diplomatie se doit de nous prémunir contre ce qui touche à notre sécurité.
Certes, les terroristes, de tout poil, se sont cassés les dents à Ben Guerdene qui loin de céder, comme hier Mossoul, a brillamment résisté à leur lâche agression et les a exterminé grâce à la bravoure de nos soldats et de nos forces de sécurité aidés par la population locale et le pays tout entier.
Mais, c’est le gain d’une bataille car la guerre n’est pas finie. Il est attendu qu’ils referont leurs calculs, se prépareront davantage et nous agresserons de nouveau si rien n’est fait sur le plan de nos alliances militaires.
Si notre pays était fort militairement il serait en droit de répondre à cette lâche agression par une attaque des sites terroristes et ne resterait pas les bras croisés en attendant leur nouvelle attaque.
Il est donc impérieux d’exploiter cette agression pour constituer une alliance militaire avec des tierces parties à l’effet de neutraliser, en territoire libyen, ces agresseurs de tout poil.
La stabilité de notre pays dépendra des frappes chirurgicales qu’il y aurait lieu de porter à ces terroristes.
Comme je suis sceptique sur l’attitude des occidentaux  dont les desseins ne sont pas les nôtres et qui visent plutôt à déstabiliser la région en mettant la main et sur la Libye et surtout sur l’Algérie, je suis partisan d’une alliance avec l’Algérie, la Mauritanie, le Maroc et l’Egypte.
Daesch n’était-il pas venu de Syrie au vu et au su des occidentaux pour s’implanter en Libye ? Ont-ils bougé le petit doigt pour les arrêter ?ils n’ont tué que certains individus recherchés.
Formons donc cette alliance et finissons-en de cette vermine. Le plus tôt sera le mieux. Tout le monde trouvera son compte y compris le peuple libyen qui ne manquera pas de nous soutenir au sol.


jeudi 4 février 2016

Comment créer le plus d’emplois possibles?


03 /02/2016
La création de nouveaux emplois est un lancinant problème qui préoccupe le Chef de Gouvernement au point d’avoir eu des ennuis de santé que nous souhaitons passagers et sans gravité.
Il se doit, je crois, de tirer les conclusions de cet incident de santé.
A sa place, et si je tiens à rester, je nommerais un technicien super ministre ayant fait ses preuves dans le passé sur lequel reposerait l’instruction des dossiers importants.
 Le rôle de Chef de Gouvernement, serait de s’entretenir avec les courants politiques  et sociaux et les forces productives, de fixer les objectifs, de les actualiser, de contrôler ce que font ses ministres, surtout sur le terrain, et de trancher et d’arbitrer en cas de besoin.
Voir tout soi même peut être la source de lenteurs et d’épuisement physique sans grande efficacité pour le pays. L’équipe au Gouvernement travaille mais certains résultats tant attendus tardent à venir. Il faudrait y remédier.
Comment mettre le  pays sur les rails de la croissance et donc de l’investissement ? Voilà une grande question à laquelle il est difficile d’y répondre.
Même après la  consultation récente des partis politiques, le citoyen n’a pas décelé des propositions concrètes neuves et réalisables sur le terrain. Tout le monde se cherche encore.
Je pense qu’il y aurait lieu que le Président de la République et le Chef du Gouvernement commencent par faire une brève déclaration  d’intention devant l’ARP visant à redonner confiance au peuple, aux forces vives du pays et aux investisseurs étrangers après en avoir discuté avec les chefs des blocs parlementaires.
Ils n’auront pas à renvoyer l’auditoire à la fameuse «feuille d’orientation», ni au «Plan en cours d’élaboration» dont le contenu échappe à plus d’un d’entre nous.
D’abord, Ils brosseront, un bref état chiffré, des principaux agrégats sans oublier ni la situation alarmante des caisses de sécurité sociale, ni le nombre des sans emplois, ni le  nombre de familles au-dessous du seuil de pauvreté.
Ils attireront l’attention de tous sur la situation critique que traverse le pays et les risques encourus si l’investissement ne repart pas.
Oui, sans investissements surtout privés, il n’y a point de salut.
Ils fixeront un cadre économique clair à l’attention des investisseurs locaux et étrangers et à l’opposition qui ne cesse de nous rabâcher que le Gouvernement navigue à vue et inviteront les investisseurs à retrousser leurs manches.
A cet égard, tout le monde doit savoir, une fois pour toutes, qu’aucun Gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche, n’est  en mesure de diriger le pays.
Seul un Gouvernement de centre gauche est acceptable pour la majorité des tunisiens.
Ce gouvernement s’engagera à respecter la propriété privée des moyens de production et à reconnaître que la liberté d’entreprendre est la règle, mis à part quelques secteurs stratégiques (à préciser) qui resteront du domaine de l’Etat.
 En contrepartie de cette liberté, le capital partagera avec le salarié les fruits de la croissance grâce à une fiscalité juste qui n’obère pas cependant l’équilibre des entreprises et  les dissuade d’entreprendre et même une participation symbolique au capital de l’entreprise qui les emploie.
L’Etat  jouera le rôle  de planificateur, d’arbitre ainsi que de soutien aux plus démunis.
Que faire pour relancer l’investissement et créer des emplois?

L’investissement public

Il semble que l’Etat aura à booster la réalisation des investissements programmés et qui piétinent en dépit de l’existence de leur financement pour lequel le pays est en train de payer des intérêts. Il aura à réaliser aussi l’enveloppe prévue par la loi de Finances pour 2016.Ces investissements, à eux seuls, ne résorberont pas le chômage. Il est possible que l’Etat puisse, si la volonté politique existe, mobiliser localement de nouvelles ressources sans augmenter la pression fiscale.
 La réforme fiscale, la lutte contre l’évasion fiscale grâce à l’informatisation et l’unification des procédures administratives, la lutte sérieuse contre le commerce parallèle, l’irrespect des textes en vigueur et l’amélioration de la gouvernance doivent être des priorités pour ce Gouvernement.
Les fonds recueillis pourraient être consacrés à l’investissement. Mais il faudrait surtout que l’investissement privé reparte. Trop d’ateliers, de rencontres, de déclarations  des hommes d’affaires mais pratiquement rien sur le terrain.
On subordonne tout à la parution à la maîtrise du terrorisme et à la parution du nouveau code des investissements.
L’Etat ne pourrait-il pas s’engager à faire bénéficier l’investisseur des avantages que prévoirait ce nouveau code à tout investissement réalisé avant sa parution?

L’investissement privé

L’investissement privé étranger, avec ou sans, la participation d’investisseurs locaux ne viendra que si l’investissement privé local repart.
Pourquoi voulez-vous qu’un étranger investisse dans un pays, si l’investisseur local n’a pas confiance dans ses institutions et dans ceux qui le gouvernent?
La Paix sociale et le sauvetage du processus démocratique engagés, à grand prix, demeurent donc tributaires de la bonne volonté des investisseurs privés.
Aujourd’hui, le devenir du pays repose surtout sur les organismes professionnels tels que l’UTICA et la CONECT qui doivent entreprendre un effort accru de mobilisation et lever les réticences de leurs adhérents.
Ces organismes se doivent de prendre conscience du défi qui repose sur leurs épaules. C’est le moment de faire plus de sacrifices s’ils veulent préserver les investissements qu’ils ont pu réaliser, car le mécontentement populaire qui gronde et que l’Etat essaie de comprimer par des amuse gueules, attend le moment de tout ravager sur son passage, encouragés par des politiciens partisans de la « révolution » à outrance.
Ceux qui ont bloqué Le Groupe chimique durant des mois et fait perdre au pays 1700 MD ou même plus est un exemple à méditer.
Je crois que le moment est venu pour que le Capital mette la main à la poche pour réaliser des investissements créateurs d’emplois. La recherche de placements dans l’immobilier et les opérations de spéculation doivent s’arrêter. 
Sans demander à l’investisseur de se faire harakiri, J’aime répéter l’exemple d’un industriel bien connu sur la place,  qui n’a pas attendu la parution du nouveau code des investissements, ni la maîtrise du terrorisme  pour investir à Sidi Bouzid.
C’est là un exemple d’entrepreneur et un patriote.
Pourquoi ne pas suivre son exemple quitte à ce que l’Etat  et l’UGTT s’engagent à  protéger si besoin est tout investisseur menacé ? Que l’Etat prenne l’engagement de le dédommager au moins partiellement.
Qu’on sache que ceux qui ont le ventre creux, et qui ne demandent que des miettes, sont ahuris en voyant, par exemple, les résultats bénéficiaires des banques  et les honoraires perçus par leurs dirigeants. D’autres entités nagent aussi dans l’opulence rien qu’à voir leurs grosses cylindrées sillonner nos routes et leurs villas de marbre.
Une insulte au bon sens et à la solidarité sociale par les temps qui courent!
Ils nous donnent l’impression que la résorption du chômage est le dernier de leurs soucis, la rejetant sur l’Etat.
Qu’on ne me dise pas que par ce papier je tente de réveiller le démon de la lutte des classes ou de la haine. Non,  c’est mon patriotisme sincère et ma certitude que nous allons tous vers l’inconnu, qui me poussent à crier, haut et fort, que le capital doit se réveiller, dans un dernier sursaut, et gagner en esprit entrepreneurial, car cet esprit  lui manque cruellement.
Que les banquiers et les entreprises, en bonne santé,  se décarcassent un peu et sauvent la maison avant que le toit nous tombe tous sur la tête.

L’investissement dans la PME et les petits métiers

C’est là aussi un créneau porteur à encadrer et à protéger. Le tissu industriel du pays est constitué surtout par des PME. Là on a des investissements qui ont été réalisés et des engagements bancaires qui grèvent le bilan des banques mais se trouvent confrontés, dans certains cas, à des difficultés de toutes sortes.
Pourquoi ne pas examiner sérieusement, un à un,  leurs problèmes et les résoudre  sauvant ainsi  des emplois, voire en créer de nouveaux?
Il est également possible que l’Etat vende à crédit à long terme, avec quelques années de grâce, des lots de terre, à ceux qui ont les aptitudes requises (diplômés des écoles agricoles, descendants d’agriculteurs ou autres) pour travailler la terre et manifestent un intérêt  évident pour le faire, sous réserve de constituer, entre eux, une coopérative de services.
Leur coopérative louerait ses services (achats de matériels, travail de la terre, commercialisation des produits etc) au prix de revient et bénéficierait d’exonérations fiscales. Limitée à quelques hectares, cette expérience pourrait être étendue, en cas de réussite.
Pour les artisans, la difficulté réside dans le financement du local. Il faudrait que les banques  et les sociétés de leasing acceptent de le faire moyennant la garantie de l’Etat.

Le micro crédit

Je crois que le micro crédit existe chez nous mais pas sous forme institutionnalisé, si je ne me trompe.
Le micro crédit a été engagé dans notre pays par des associations telles que Anda.
Conect ,aussi, sous l’égide de Si Tarak Chérif, s’est engagée sur cette voie et on remarque que des points de vente ont déjà vu le jour ( à Ibn khaldoun par exemple, à la rue Mongi Slim à Tunis…).
Il serait donc indiqué que le Gouvernement, étudie la question avec ces précurseurs du micro crédit pour leur dispenser ses encouragements et résoudre les problèmes auxquels ils seraient confrontés.
Un organisme pourrait se spécialiser dans la préparation de projets prêts pour le financement, à remettre, en toute transparence, à des jeunes présentant la volonté et la capacité de les gérer et acceptant un coaching.
Mais, avant d’avancer, il serait indiqué de disposer de chiffres précis et détaillés concernant les demandeurs d’emplois et surtout d’études sectorielles. Les créneaux porteurs doivent être identifiés au préalable.
Va-t-on couvrir le pays de menuisiers, de mécaniciens, et de coiffeurs?
Par ailleurs, c’est, à juste titre, que les banques exigent un autofinancement et requièrent des garanties réelles pour limiter leurs risques et obéir aux règles prudentielles édictées.
Supprimer l’autofinancement et les garanties serait une grave erreur à ne pas commettre.
Si l’Etat tient à supprimer ce handicap réel, pour certains, qui il n’a qu’à créer, dans la transparence, un fond public où puiser cet autofinancement et mettre à contribution le citoyen en prélevant quelque part un impôt sur ses revenus au delà d’un certain seuil.
Il ne devra, en aucun cas, s’appuyer sur les banques publiques pour réaliser son souhait Tout au plus, l’Etat pourra-t-il demander à la BCT d’allonger la durée de remboursement des crédits bancaires octroyés, de ressusciter le ratio de crédits à moyen terme et d’exiger des banques qu’elles limitent les garanties à la hauteur des crédits octroyés, sans plus.
Je finirai ce chapitre en demandant, avec insistance, à l’Etat, et nonobstant les critiques attendues, de ressusciter le 26 /26, sous une forme transparente et dont l’action sera concentrée sur les zones frontalières.
Ses actions permettront de fixer la population, proche des lieux de tension, en lui donnant les instruments de gagner dignement leur vie tout en les reliant, par des chemins vicinaux, au réseau routier et à la population urbaine.

Telles sont quelques modestes propositions. Que le lecteur m’excuse d’avoir été un peu trop long.