Révolution Tunisienne
J’ai écouté le speech de Monsieur le Premier Ministre Béji Caid Essebssi et l’ai réécouté. Je ne puis m’empêcher d’exprimer ma joie de constater que la Tunisie qui traverse une zone de turbulence a de nouveau un capitaine à bord.
J’ai écouté le speech de Monsieur le Premier Ministre Béji Caid Essebssi et l’ai réécouté. Je ne puis m’empêcher d’exprimer ma joie de constater que la Tunisie qui traverse une zone de turbulence a de nouveau un capitaine à bord.
La Tunisie a été sauvée, une première fois, lorsque le Premier Ministre Monsieur Mohamed Ghannouchi a, le 14 janvier2011, évité à son pays un bain de sang en prenant les rênes du pouvoir aidé par cet autre homme providentiel qui a pris rendez-vous avec l’histoire le Général Ammar en limogeant le chef de la redoutable garde présidentielle Ali Seriati.
Des mesures concrètes importantes ont été prises (amnistie, retour des exilés politiques, constitution de trois commissions indépendantes du pouvoir, assistance aux chômeurs, gel des avoirs de la famille Ben Ali, nomination d’administrateurs…) par Monsieur Mohamed Ghannouchi et son équipe.
Son patriotisme, sa droiture, son honnêteté et sa compétence en matière économique sont, à mon avis, incontestables. Ce grand homme a cependant péché par la manière avec laquelle il a géré la situation, n’attachant pas l’importance qu’il fallait à l’aspect politique qui implique la nécessité de prendre le pouls de la rue et de communiquer fréquemment avec elle à travers les médias.
Ainsi, une partie de la population, et surtout les acteurs de la révolution, ont douté de sa volonté réelle de trancher avec un passé peu reluisant.
Monsieur Mohamed Ghannouchi en a pris acte et a eu le courage de démissionner tout en évitant de créer un vide au niveau de l’Etat.
Sans doute il a collaboré avec le Président de la République, dans le choix de son successeur et dans la définition de la « feuille de Route » annoncée par Monsieur Foued Mbazaa ce jeudi 3 mars 2011.
Dans son allocution, Monsieur le Premier Ministre Béji Caid Essebssi, a montré qu’il est l’homme de la situation. Il a pris à son compte les objectifs de la Révolution tout en remettant les pendules à l’heure. Il a montré son sens aigu de l’Etat qui passe par le rétablissement de la sécurité et le retour au travail car l’économie est au bord du gouffre et, sans une croissance soutenue et importante, le problème de l’emploi ne pourra pas être résolu radicalement.
Ce poids lourd de la politique a montré une aptitude à écouter la rue, la société civile et les partis politiques. Il sait ce qu’il veut et ce qu’il peut et a manifesté son assurance à réussir. Le peuple tunisien doit le soutenir dans sa délicate mission pour sauver sa révolution.
Que Dieu l’aide et que son épouse et ses petits-fils nous pardonnent de leur avoir ravi un être qui leur est si cher et que le devoir vient d’appeler au secours du pays.
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