lundi 10 novembre 2014

Ennahdha, tenez votre Congrès!


Il faut avoir le courage et l’honnêteté intellectuelle de féliciter ses adversaires politiques lorsqu’ils prennent des décisions dans l’intérêt du pays.
Ennahdha vient de prendre encore une décision qui l’honore suite à la réunion de son «Majliss Echoura».
Elle revient sur sa proposition initiale de soutenir une personnalité bien déterminée et de laisser à ses adhérents la liberté de choisir le candidat à la présidentielle qui réponde le mieux aux objectifs de la «révolution».
Comme Ennahdha est traversée par plusieurs courants contradictoires, il est attendu que les votes pourront aller, apparemment, de l’abstention, au vote même pour Nidaa ou pour un autre candidat.
Dans quelles proportions? Ou est-ce que la consigne réelle est de voter contre Nidaa? Dieu seul le sait.
Nous ne sommes pas au courant des discussions au sein du «Majliss Echoura», mais il semble que le Cheikh, fin stratège, a, encore une fois, pesé de tout son poids pour éviter une future confrontation avec Nidaa ce qui rendrait leur cohabitation  des plus difficile, ce qui est contraire à l’intérêt du pays.
Il faut reconnaitre que ce Cheikh est un grand manœuvrier en politique et il faut lui reconnaitre son aptitude à prendre les bonnes décisions  compte tenu de la situation politique, des rapports de forces et de l’intérêt supérieur du pays.
Faut-il rappeler qu’il a tranché en ce qui concerne l’insertion de l’épineuse question de la «Chariaa»  dans la Constitution?
Ce Cheikh a également considéré que la femme ne peut être que l’égale de l’homme et non son «complément » et reconnu le Code du statut personnel. Il est vrai que les femmes ont manifesté dans la rue!
Il  refuse, aujourd’hui, de balayer d’un revers de main l’histoire nationale de la Tunisie et ne dénigre plus Bourguiba. C’est à son actif.
Sous la pression de la rue (Ettahrir, le Bardo) et sa lecture des événements d’Egypte, il a enfin opté pour le «dialogue national»  et la mise sur place d’un Gouvernement de technocrates, pour apaiser les tensions et éviter les dérapages possibles et se préparer pour les élections.
Sans ces décisions majeures, nous n’aurions pas abouti à confectionner une Constitution acceptable pour tous et la tenue d’élections libres et démocratiques qui vont bientôt s’achever.
Tout indique qu’Ennahdha est en train d’évoluer vers un parti qui effraie de moins en moins les tunisiens.
Ce sont là des faits mais rien n’est moins sûr que les choses ne changeraient pas, surtout après la disparition du Cheikh et que nous ne souhaitons nullement.
Il n’est pas exclu que les «faucons » reprennent du poil de la bête surtout que si de nouvelles élections leur donnent, demain, une majorité confortable, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Le tunisien demande au Cheikh de consolider ce changement en tenant son Congrès pour modifier sa charte dans le sens de l’évolution amorcée.
En effet, son dernier Congrès ne s’est pas prononcé sur certains points fondamentaux  préférant les reporter à plus tard.
Je crois que le moment est venu.
En excluant l’interférence du religieux dans le politique, en rejetant clairement l’Islam importé et en optant pour un Islam modéré à la tunisienne, Ennahdha donnera le meilleur gage de son ouverture.
C’est à cette condition que, personnellement, je changerai d’idée sur ce parti idéologique, car j’ai toujours à l’esprit le contenu de cette fameuse vidéo du Cheikh à «ses enfants salafistes» ainsi que celle du Cheikh Mourou avec Ghnim, le défenseur de l’excision.

Mokhtar El Khlifi

dimanche 2 novembre 2014

Devoir national et réalisme politique


Tunis le 30 octobre 2014
Article publié dans Leaders.com

Les urnes ont fait tomber leur verdict impitoyable qui ne satisfait personne. Une très courte majorité pour Nidaa, talonné par le puissant parti d’Ennahdha  qui perd la majorité au Parlement, l’émiettement, voire le laminage des forces démocratiques qui ont fait une mauvaise lecture de la situation et enfin l’exclusion des partis RCDistes.
Pour Nidaa qui a remporté ces élections sans grand panache, c’est un cadeau empoisonné dans la mesure il parviendra difficilement à constituer une majorité au Parlement avec ses 85 sièges sur 217.Il devra chercher 24  voix pour avoir la majorité  requise de 109 voix.
A mon sens, il lui est difficile de compter sur les seules voix (15) du Front Populaire en raison de son programme économique trop à gauche et avec une orientation peu enviable pour une reprise de l’investissement national et surtout étranger. Remettre en cause le règlement de la dette tunisienne est un obstacle majeur à difficile à surmonter.
Peut-il compter sur les voix (17) d’UPL ? Déjà les déclarations de certains dirigeants de Nidaa montrent qu’ils ne « gobent » pas ce parti et lui dénient même la qualité de parti qui  se montre déjà un peu trop gourmand puisqu’il réclame, à grands cris, des postes importants (économie, Finances que sais-je encore ?) que Nidaa n’est pas prêt de les lui accorder car il foisonne de compétences.
Nidaa pourrait, sur la base d’un programme clair, constituer un noyau dur avec Affek. Mais les 8 voix d’Affek sont insuffisantes pour constituer une majorité.
Nidaa ne pourra pas compter sur les autres petits partis, à moins qu’il court le risque d’une instabilité gouvernementale.
Restent les voix d’Ennahdha (16 voix sur 70) pour  atteindre une majorité stable composée de Nidaa (85 voix, Affak 8 voix, Ennhdha 16).
Là y a des obstacles majeurs à dépasser. Nidaa perdra la confiance de ceux qui lui ont accordé leur confiance pour contrebalancer  « l’ogre » qui s’est engagé à remettre en cause leur modèle de société. Ce dernier sera-t-il prêt de tenir un Congrès pour amender sa charte qui devra montrer qu’il s’est démarqué des frères musulmans et qu’il a décidé de faire une nette séparation entre le politique et le religieux ?Le Cheikh qui a montré, plus d’une fois, son réalisme politique ( question de la « chariaa »,complémentarité de la femme, révision du projet de Constitution du  1ER Juin (dont s’est enorgueilli MBJ), acceptation enfin du dialogue National, démission du Gouvernement etc.) est en mesure de le faire. Mais sa base est-elle prête de le suivre ?
Que reste-il à faire pour BCE ?
A mon sens, il s’orientera tout droit vers la constitution d’un Gouvernement de technocrates indépendants qui appliquera un programme économique et social arrêté par les partis et les principales composantes de la société civile (UGTT et UTICA ) d’où l’urgence qu’il y a à remettre en selle le « Dialogue National » autrement composé.
A mon avis, cet organe devrait comprendre, outre les représentants des principaux partis politiques, ceux des partis historiques qui ont été écartés par la technique du « vote utile » et des représentants de la société civile.
Le programme économique et social de Nidaa servira de base de discussion. Un dénominateur commun devra être dégagé et c’est ce nouveau programme qui servira de cadre à l’action du futur Gouvernement. Ce  cadre sera soumis, bien entendu, à l’approbation du Parlement.
Je pense qu’en dehors de cette démarche, il n’y a point de salut car on engagera le pays dans une ère de turbulence dont on fera bien de faire l’économie !
Inutile de rappeler que le pays attend des réformes importantes et parfois douloureuses pour que le pays soit remis sur les rails.
Le pays a vécu l’expérience d’absence de vision économique, de la mollesse, des tergiversations, de la peur de prendre les grandes décisions et des contradictions entre les trois composantes du Pouvoir surtout avant le Gouvernement Jomaa ( affaire Baghdadi ) à qui nous devons lui rendre un vibrant hommage pour avoir conduit le pays vers des élections saines et hautement sécurisées grâce au concours de notre armée et de nos forces de sécurité que nous félicitons bien vivement.
Nous avons besoin d’un Pouvoir politique fort, sans être dictatorial, pour  redresser le pays et le remettre sur la voie du travail et de la productivité qui conditionnent une redistribution équitable des richesses produites entre les citoyens et les régions.
Les élections présidentielles approchent à grand pas. Les candidats sont relativement nombreux.
Ceux qui ont perdu les élections législatives par égo, recherche du Pouvoir ou mauvais calcul politique doivent avoir la pudeur de s’écarter vu leur poids politique réduit à la portion congrue au lieu de brandir l’épouvantail du retour à la dictature, ignorant à dessein, qu’après le 14 janvier 2011, ni les institutions mises en place, ni le bon et courageux peuple tunisien avec sa vaillante société civile, ni sa presse libre et courageuse, parfois à outrance, ne le permettront plus, plus jamais !.
Aux « indépendants » que les élections ont montré qu’ils n’ont plus de base pour les soutenir, d’avoir le courage de se désister et de se réserver pour d’autres fonctions au service de ce pays meurtri. Nous leur en serons reconnaissants.
Ce comportement responsable nous permettra de conforter le résultat des élections législatives et de nous faire gagner un temps dont le pays a tant besoin.
Renouvelons notre confiance à ceux que le peuple a désignés pour conduire le pays, faisons en sorte qu’ils bénéficient d’un préjugé favorable mais restons toujours aux aguets pour redresser la barre.

Vive la Tunisie !!!

lundi 15 septembre 2014

Le second coup d’Etat médical


Tunis le 15 /09/2014

Le premier a réussi en arrivant à destituer, en novembre 1987, feu le Président Bourguiba. Le Professeur Amor Chedly a dit son mot sur ce certificat médical « légalisant » le départ de Bourguiba dans son ouvrage, « Bourguiba, tel que je l’ai connu ».
 Le second coup émanerait des proches de BCE et de son médecin traitant qui auraient attiré l’attention de si Amor Shabou, spécialement, sur la gravité de la maladie qui frapperait BCE et qui justifierait qu’il n’accède pas aux hautes charges de l’Etat pour laisser la place à autrui. Monsieur Shabou n’a pas manqué de sauter sur l’occasion. Personnellement je comprends que les proches voudraient préserver la santé de BCE en lui épargnant les charges éreintantes de la conduite des affaires de l’Etat. C’est humain, mais ce n’est pas comprendre le dessein de BCE qui fait peu de cas de sa santé devant la mission qu’il veut mener à son terme.
Que le diagnostic soit vrai, à moitié vrai ou faux, ce qui n’est pas à exclure, la première conclusion est qu’il est inadmissible qu’un médecin  divulgue à des tiers l’état de santé de son patient. Le conseil de l’ordre des médecins devrait réagir et sanctionner ce comportement.
La gravité de la maladie de BCE, si gravité il y a, a été portée à la connaissance du public à dessein, à mon sens, contrairement à ce que prétend Monsieur Shabou.
Ce dernier qui n’a pas eu le courage d’en parler directement à BCE et de lui recommander de ne pas briguer le mandat présidentiel pour raison de santé, a préféré lui adresser une lettre sensée lui parvenir personnellement et à titre confidentiel.
Est-elle tombée en de bonnes mains ?
 Cela ne lui a pas suffi, car après quatre jours et devant l’absence de réaction de BCE, il a transmis une copie de cette lettre à ses collaborateurs, une quarantaine. Comment un être aussi intelligent que Si Shabou n’a pas, un seul instant, pensé que l’un de ces collaborateurs allait « fuiter » cette dangereuse lettre pour BCE et Nidaa ?
 Ne s’est-il pas adressé à BCE pour lui dire à la TV qu’il est entouré de judas et de Brutus ?
Monsieur Shabou a voulu que cette lettre fasse beaucoup de bruit. Il a réussi sur ce point et son amplification par Ettounsia en témoigne car c’est lui qui aurait contacté le présentateur de l’émission.
Pourquoi cette lettre ? Monsieur Shabou avance qu’il était de tenu de traiter BCE sur le même pied d’égalité que le Président Marzouki pour avoir la conscience tranquille. C’est fait. La lettre à Monsieur Marzouki était publique. Celle adressée à BCE a fini, par une entourloupette, à être publique. Comment peut-on admettre que quelqu’un se fasse « harakiri » ?
Je déduis du comportement de Monsieur Shabou qu’il en veut à BCE et à son mouvement contrairement à ce qu’il affirme. Pourquoi traiter dans cette lettre et à la TV de l’âge et de la santé de BCE et du linge sale de Nidaa en cette période délicate ? Pourquoi juger publiquement que sur les 33 listes électorales de Nidaa , trois seulement tiennent la route ?N’est-ce pas une invite à ce que l’électeur choisisse une autre liste ?N’a-t-il pas dit que c’est une erreur de dire que Nidaa est le seul capable de conduire le pays vers le salut  et qu’il y a une multitude de partis aptes à le faire? je n’en vois réellement pas.
Monsieur Shabou prétend que l’idée du mouvement Nidaa est la sienne avec la participation de BCE .Mais, souvenez-vous bien, Il a quitté ce mouvement lorsqu’il a sans doute déduit que c’est BCE qui va en prendre la tête. Il y est revenu mais avec ces déclarations peut-il encore prétendre faire partie de ce mouvement et que veut-il réellement ? Cette félonie est-elle le prix à payer pour qu’Ennahdha le propulse au poste de Chef de Gouvernement ? N’a-t-il pas dit du bien du Cheikh et n’a-t-il pas affirmé qu’il y a de grandes chances que son parti revienne au Pouvoir ?
A la question qu’on lui a posée en ce qui concerne son choix pour qui voter, il a répondu qu’il était en train d’étudier les programmes des uns et des autres comme si dans cette phase il est question de programme à définir.
Les choix sont clairs à tous ceux qui ne sont pas frappés de cécité politique.
Sur le plan politique, il y a le choix du modèle de société et de l’homme capable de le mener à son terme ou du moins d’en asseoir les bases irréversibles.
Sur le plan économique, il y aura un nouveau modèle de développement et une politique axée sur la liberté d’entreprendre avec une intervention de l’Etat dans certains secteurs stratégiques ainsi qu’une redistribution équitable des ressources entre les régions et entre les citoyens appelés à plus de productivité.
A son actif, BCE veut réussir ce défi au péril de sa santé et je crois que s’il avait trouvé l’homme ou la femme capable de le mener, il lui aurait cédé sa place. N’avait-il pas dit un jour qu’il cherchait une femme pour diriger ?
Aidons cet homme à nous faire traverser le guet et n’ajoutons pas à ses « ennuis » de santé d’autres ennuis !
Une mise au point de ses nouveaux médecins permettrait de calmer les esprits échauffés et désorientés.
En dépit de ces faits et bien  que je n’appartienne pas à Nidaa, ni à aucun autre parti, je voterais, in chaa Allah, pour BCE et Nidaa, car seul Dieu est maitre de nos destinées.

 Georges Pompidou et François Mitterrand n’ont-ils pas conduits le destin de la France bien qu’étant frappés par une terrible maladie ?

lundi 1 septembre 2014

Effectivement, nous n'avons plus l'excuse de l'ignorance


01/09/2014
  


A la dernière question que lui a posée Leaders, «que diriez-vous aux Tunisiens?», BCE  a répondu textuellement : «Maintenant, avec toutes ces évolutions connues par le pays, nul n’a plus l’excuse de l’ignorance. L’avenir de la Tunisie est entre vos mains. Vous en êtes responsables et vous en serez comptables. Votez, et votez en plébiscitant un projet d’avenir et non une personne.»
Cela donne à réfléchir à plus d’un d’entre nous.
Ce qui me revient à l’esprit c’est ce qui s’était passé début 2011.
Certains voulaient , à juste titre, amender la Constitution de 1959 en introduisant les garde fous nécessaires pour éviter les dérives qu’ont connues les présidences précédents le 14 janvier 2011 et, sans perdre de temps, se mettre au travail, les autres, qui n’ont aucunement fait la «révolution» ont préféré la mobilisation de la rue (Kasbah 1, 2) pour imposer une option différente,  préférant  l’élection d’une assemblée constituante et marquant ainsi leur décision de faire table rase du passé, appuyés en cela, malheureusement, par des personnalités politiques connues qui avaient, sans doute, des comptes personnels à régler.
Lors de la rédaction de la nouvelle constitution par l’ANC, je retiendrai, avec une profonde amertume, l’intervention d’un jeune député, qui fort de son diplôme en droit public, a voulu partir d’une feuille blanche, rejetant le projet de texte préparé par l’équipe du professeur Ben Achour avec lequel il n’a pas été publiquement très aimable.
L’histoire retiendra que ce second choix  a été  le plus mauvais. Peut-être qu’il y aura, un jour, des procès publics à faire à ceux qui n’ont pas vu juste, vu les lourdes conséquences qu’ils nous ont fait subir?
L’économie a souffert et souffre terriblement encore. La Tunisie est fortement endettée. L’Etat est en déliquescence. Le pays est terriblement divisé. Le terrorisme est solidement implanté dans notre pays, voire dans certains de nos esprits. Notre modèle de société a été remis en cause et la  mauvaise graine a été plantée dans nos mosquées et dans l’esprit de nos enfants.
Il va donc falloir une patience de sacristain pour recoller les morceaux.
Personnellement, je n’ai plus «l’excuse de l’ignorance» et j’ai vraiment peur pour mon pays. Certes, je voterai, contre vents et marées, pour le parti que je jugerai en mesure de sauver le pays, mais je ne suis pas sûr de ce que les urnes nous réserveront finalement et qui pourraient, sans un sursaut salvateur, nous replonger dans la situation que nous avons vécue, avec de surcroît, une continuité d’au moins cinq ans, sinon plus.
La réponse de BCE est terrible, car lourde de sens. Nous sommes face à un nouveau choix historique, semblable à celui de l’année 2011.
Puisse Dieu, cette fois, éclairer la lanterne des prétendants au Pouvoir et ils sont nombreux, aussi bien au Parlement qu’à la Présidentielle !
Puisse Dieu, cette fois, éclairer la lanterne de chaque électeur et le mettre à l’abri des influences, de tout genre, pour qu’il vote en son âme et conscience dans l’intérêt du pays!
Je me méfie du vote  de certains électeurs. Certains  intellectuels qui croient comprendre tout ce qui se passe autour d’eux, mais qui tirent des conclusions hâtives, car certaines données leur échappent, faute d’une bonne communication.
Je me méfie aussi de ceux qui mettent tout le monde dans un même sac et ont opté pour le vote  en blanc ou encore vont briller par leur absence, le jour historique, des élections, par peur ou conviction.
Je me méfie encore et surtout du concitoyen analphabète et dans le besoin, peu au fait des enjeux, et qui, pour un peu d’argent,  ou en lui faisant vibrer la fibre religieuse, sera prêt pour voter pour vous. N’a-t-il pas été établi que dans certaines régions, certains de nos concitoyens n’ont pas hésité à  soutenir les terroristes en les approvisionnant en fournitures et en renseignements?
J’ai aussi des doutes sur la capacité de l’ISIE 2 à réaliser des élections transparentes vu notamment la limite des moyens humains dont elle dispose pour contrôler les financements des partis et le déroulement d’un scrutin transparent.
L’ISIE 2 nous révèle que l’électeur aura affaire à 1500 listes électorales pour les législatives contre 1662 en 2011, réparties sur toute la République, un véritable casse-tête qui va se répéter.
Pour la Présidentielle, on se bouscule  aussi et la liste ne cesse de s’allonger. Une quarantaine nous dit-on et la liste n’est pas close ! Cela vous donne l’envie de vous présenter. Pourquoi pas moi diriez-vous ?
Chacun, et somme toute c’est son droit, se sent en mesure de nous représenter. N’ont-ils pas assez de modestie pour relever que d’autres qu’eux pourraient bien les représenter et peut-être mieux? Que cherchent-ils en fait? le Pouvoir? l’argent? la gloire? Influencer en leur faveur  le cours des événements? Mais, l’intérêt du pays, y a-t-on vraiment pensé?
Pour « plébisciter ce  projet d’avenir et non une personne »,je m’adresse à l’ISIE pour qu’elle demande à chaque parti de lui présenter, avant le début de la campagne électorale, son programme, s’il en a un, et de faire savoir à l’électeur le parti qui refuse ou ne peut pas se plier à cette exigence.
Ces programmes seront condensés, par les services de l’ISIE, dans un document permettant de faire une comparaison, rubrique par rubrique, de la position précise de chaque parti sur chaque point.
Ces rubriques permettront d’avoir la position de chaque parti sur notamment, le drapeau national, oui le drapeau national, car certains l’ont remplacé par un fanion noir, le rôle de la religion dans la politique, les acquis de la femme, les principaux choix économiques, la politique de l’énergie et de l’eau, l’environnement, les investissements prioritaires, l’éducation et la formation, les relations politiques et économiques extérieures, les maux qui rongent notre société (stupéfiants, proxénétisme, contrebande, terrorisme), la santé etc.
On devrait également pouvoir disposer des CV et de la photographie de chaque candidat surtout au futur parlement.
Ce document comparatif qui devra recevoir bien entendu l’aval de chaque parti et qui sera mis à la disposition des médias sera très utile pour aider l’électeur à faire son choix car, soyons sérieux, ce ne sont pas les quelques minutes à la TV qui nous donneront une idée précise et complète sur le programme de chaque parti.
Je voudrais enfin dire que plus d’un politicien attendait la position  officielle et définitive de BCE et se préparait à la conduite à suivre.
C’est fait. BCE se présente à la Présidentielle. Peut-être que certains l’y ont poussé en menaçant sa vie. Les uns s’en réjouissent, d’autres non et c’est normal.
Ce que je souhaite, c’est que certains candidats aient le courage, la clairvoyance, le bon sens et le sens des responsabilités et de l’intérêt national pour se retirer et sauver la face s’ils estiment, en leur for intérieur, ne pas être à la hauteur des enjeux politiques et économiques qui se posent.
A mon humble point de vue, l’électeur aurait à choisir entre trois candidats tout au plus. On devrait s’attendre à un candidat d’Ennahdha dont le projet de société est connu et nous en avons eu un avant-goût des plus amers.
 Un second candidat qui défendra un projet de société  nettement à gauche complétement déconnecté de la réalité du siècle, orienté plutôt vers la redistribution des richesses qui nous conduira vers une nouvelle impasse.
 Le troisième  candidat aurait pour objectif principal de consolider notre modèle de société, de rétablir la confiance dans les institutions de l’Etat tout en les réformant, de sauvegarder les libertés, d’établir un plan de lutte crédible contre le terrorisme, d’unir les tunisiens et de redresser notre économie qui sera orientée vers le travail, la production, la productivité et la redistribution des richesses une fois produites.  
Pour les législatives, le constat est amer car il y a  trop de listes alors que les enjeux politiques et économiques  sont clairs ce qui  aurait dû inciter certains partis à opérer des regroupements. Les intérêts personnels ont prévalu et c’est bien dommage.
Que les jours avenir nous réservent d’agréables surprises et nous fassent la démonstration que nos politiciens ne manquent pas de réalisme politique et du sens de l’intérêt national.


mardi 19 août 2014

Pour qui voterais-tu?


Le droit de vote est une affaire strictement personnelle, cela va de soi, mais par les temps qui courent on peut se permettre de réfléchir à voix haute sans prétendre influencer quiconque. La question se pose pour deux raisons.
La première est que l’inscription sur les listes électorales a été fixée au 29 juillet après que l’ISIE ait, par complaisance, cédé au «dialogue national» en acceptant de faire une très courte prorogation d’une semaine.
La seconde, c’est parce que plus d’un citoyen, analphabète ou non, estime, à tort, qu’il a ras le bol des partis politiques jugeant en conséquence, inutile de se faire inscrire et/ou d’aller voter. Les sondages d’opinion confortent cette tendance et il y a donc un risque élevé d’abstentions. C’est bien de se faire inscrire mais une campagne devrait être, d’ores et déjà, enclenchée pour limiter les abstentions.
Imaginez un seul instant que les figures de l’actuelle ANC se retrouvent dans le futur parlement avec un régime d’assemblée qui a prouvé ses limites dans bien des domaines.
Dans ces conditions pour qui voterais-je?
Je voterai pour un parti politique qui fera figurer dans son programme la nécessité d’amender la Constitution pour qu’elle abandonne le régime d’assemblée pour un régime présidentiel soumis bien évidemment à des contrôles et qui juge opportun de rétablir les anciennes armoiries de la République, «ordre, liberté et justice».
Sans ordre, il n’y aura ni liberté, ni justice. Les constituants de 1957 qui avaient pensé à ces armoiries avaient le sens de l’Etat et avaient les pieds sur terre. La Tunisie a besoin d’un pouvoir éclairé fort, très fort même, qui ne souffre pas les atermoiements, vu les problèmes sécuritaires et économiques. Les faits en témoignent. Qu’on ne me dise surtout pas  que je regrette un régime qui a été balayé par la jeunesse de Sidi Bouzid, de Thala, Kasserine et du bassin minier un certain 14 janvier 2011.Certes, toute vérité n’est pas bonne à dire.
Je voterai pour un bloc de partis dont les composantes ont compris qu’ils auront tout à perdre s’ils se présentent seuls. L’intérêt du pays et le réalisme politique commandent qu’on mette de côté les égos, la suffisance intellectuelle et qu’on tire les leçons du passé récent. Se présenter seul pour voir ce qu’on « pèse » est un choix qui cache uniquement une volonté présomptueuse d’accéder au Pouvoir. Plus d’un électeur sanctionnera cette attitude qui fait peu de cas des enjeux politiques et économiques réels,
Je voterai pour ceux qui font la nette distinction entre le politique et le religieux  et ont donc fait un choix clair de ce  que sera notre modèle de société, à savoir une société plurielle, démocratique, ouverte sur la science, les cultures et les civilisations et respectueuse des valeurs, tournée vers le futur et respectueuse de la femme et de la jeunesse, une société où la séparation des pouvoirs existe de fait et où les médias et la justice jouissent de leur autonomie, 
Je voterai pour ceux qui présentent les grandes lignes d’un programme économique crédible qui allie la nécessité et l’urgence de produire plus et mieux puis de répartir sans toucher à l’élan productif en ayant pour objectif l’élimination graduelle et sure des diverses inégalités,
Je voterai pour ceux qui comptent dans leur équipe des hommes intègres, compétents qui ont acquis une expérience managériale et qui ont un réseau international de connaissances utiles au pays,
Je ne voterai pas pour des partis  ayant une base religieuse, qui ne reconnaissent pas les frontières nationales allant jusqu’à diluer le pays dans des regroupements à consonance  surtout religieuse ou qui ont ouvertement troqué notre emblème national contre des fanions importés d’ailleurs ou  encore des partis qui n’ont aucun programme économique solide ou qui vendent des chimères, où ne sont pas encore parvenus à s’adapter aux exigences de notre siècle.

J’ai la ferme conviction que l’électeur finira par trouver cet « oiseau » rare qui participera activement à conduire notre pays vers un avenir beaucoup moins morose. Que Dieu aide notre pays en éclairant ses dirigeants. 

samedi 19 juillet 2014

Terrorisme : des mesures concrètes et rapides à prendre


Article publié dans Leaders.com le 18 /07/2014


Je suis de ceux qui refusent la langue de bois et les discours creux ou électoralistes de la part de nos «responsables» politiques. Nous avons l’impression que les dirigeants politiques sont loin d’être parvenus à définir une stratégie de lutte contre le terrorisme. Seul un  train de mesures concrètes est de nature à nous faire accepter les sacrifices demandés et notamment les pertes répétées et à venir en vies humaines.
Nous suggérons notamment l’ensemble des mesures suivantes:
  • Le premier Gouvernement présidé par monsieur Mohamed Ghannouchi a failli en édictant une amnistie générale englobant des éléments terroristes. Ce texte doit être révisé,
  • La loi actuelle régissant l’activité des agents de la  sécurité ne leur offre pas l’indépendance d’action requise et ne les met pas à l’abri de poursuites pour avoir exécuter des ordres  le plus souvent verbaux. Le texte qu’ils réclament depuis belle lurette devrait être adopté.
  • La loi sur le terrorisme peine à voir le jour. Il est urgent que les députés comprennent que le principe sacro-saint de de protection des droits et des libertés ne doit s’appliquer en matière de terrorisme qu’avec de grandes réserves. Je m’étonne de lire dans le «Maghreb» du 18 juillet 2014 que le parti « el joumhouri»  et «el Massar» se sont respectivement  abstenus (Dahmani) ou ont voté contre (Nadia Chaabene) lors du vote par la commission parlementaire de dispositions prévoyant la peine de mort en matière de terrorisme. Il faut savoir ce qu’on veut. Par ailleurs, qu’ HRW et les associations de défense des droits de l’homme cessent de mettre la pression sur nos députés pour que les terroristes bénéficient des mêmes droits alors que ces derniers se sont placés en dehors de la communauté et n’ont pour objectif que d’assassiner délibérément ceux qui ne partagent pas leur idéologie désuète.
  • Le rôle du procureur de la République doit être des plus actif pour engager l’action pénale. Si les procureurs de la République sont débordés, pourquoi ne pas désigner à l’échelle nationale un  juge « ad hoc»?
  • L’ensemble des professions se doivent de redéfinir leurs codes déontologiques pour lutter contre le terrorisme (avocats, juges, experts, médecins, médias) pour traquer l’éventualité de compromissions avec les terroristes
  • L’argent des associations doit faire l’objet de contrôles. Toute association devra soumettre un rapport  d’activité  mensuel visé par un expert-comptable agrée et le transmettre aux services de sécurité et au Premier Ministère
  • Les réseaux sociaux doivent être assujettis à un contrôle de la part d’autorités indépendantes
  • Le Gouvernement se doit d’arrêter une politique claire en matière de lutte contre le terrorisme en ne négligeant pas de  consulter tous ceux qui ont des compétences dans ce domaine et nous en avons !
  • L’action du Ministère des affaires religieuses et du Mufti de la République appelle des correctifs urgents. A ce jour, on n’est pas encore parvenu à contrôler un bon nombre de mosquées qui ne se plient pas à la politique du Gouvernement
  • A l’occasion de la loi de Finances complémentaire, tailler dans les budgets de la Présidence de la République et du Ministère des affaires religieuses au profit du Ministère de la défense et de celui de l’Intérieur
  • Pourquoi nos «amis» américains et européens traînent-ils les pieds pour nous fournir le matériel adéquat qui nous manque (hélicoptères bourrés d’électronique pouvant intervenir de jour comme de nuit,  avions sans pilote surveillant toute la chaîne montagneuse etc) ? Leur attitude nous fait douter de leur politique vis-à-vis du terrorisme. Une  action diplomatique énergique doit se faire auprès de ces pays.
  • Accorder une surveillance particulière des régions limitrophes de Chaanbi et de ses prolongements jusqu’au Nord du pays pour éradiquer les réseaux d’alimentation du terrorisme en fournitures alimentaires, armes et informations
  • Ratisser le pays pour dénicher les caches d’armes
  • Identifier les personnes qui se nourrissent du commerce parallèle, du trafic d’armes et de drogue. Qu’attend-on pour donner à la Douane les moyens de son action et notamment la suppression des textes prévoyant la transaction à la suite de laquelle moyennant une sanction pécuniaire modique l’inculpé est libéré
  • Garantir juridiquement une vie décente à la famille des victimes du terrorisme et particulièrement à nos valeureux agents de la sécurité et à nos soldats,
  • Un bon nombre de nos concitoyens ne se sont pas fait inscrire sur les registres de l’ISIE pour aller voter. Nous n’avons pas de statistiques sur cette frange de la société ni sur celle qui vient d’accepter enfin de se faire inscrire. Est-elle composée de jeunes «instruits» ou non? de femmes et d’hommes habitant les zones rurales? d’apolitiques? de «khobzistes» ?d’hommes appartenant à une idéologie islamique particulière? de personnes qui n’ont pas de CIN ou ne l’ont pas encore renouvelées par crainte des frais et des sanctions? Ce sont ces statistiques qui permettront de cibler l’intervention des partis et des associations durant la prorogation indispensable du délai d’inscription
Au train où vont les choses, il n’est pas certain que l’ANC parvienne à édicter rapidement les textes du domaine de la loi qui s’imposent. Est-il besoin de souligner que la situation est grave et exceptionnelle et ne souffre ni lenteurs, ni tergiversations, ni calcul politique d’où la nécessité pour le Gouvernement d’agir, si besoin est, par décrets qui seront soumis ultérieurement à l’approbation de l’ANC. La majorité qui serait dégagée au sein du « dialogue national» pourrait donner une couverture juridique à l’action du Gouvernement.
Mokhtar El Khlifi
Tunis le 18 /07/2014


mercredi 18 juin 2014

Il y a péril en la demeure



      
On se souvient des principales causes qui ont conduit Ennahdha à réussir aux élections du 23 octobre 2011 et à prendre le Pouvoir en associant deux partis laïques pour s’assurer une couverture démocratique, surtout, aux yeux de l’opinion internationale. Chacun sait que durant l’exercice de son pouvoir elle a tenté de remodeler notre modèle de société. La graine a été semée et le Gouvernement Jomâa éprouve les plus grandes difficultés à remettre le compteur à zéro.
Il est à craindre que les mêmes causes vont produire les mêmes effets pour les prochaines élections si les partis politiques qui sont contre le changement de notre modèle de société ainsi que la société civile n’y prennent pas garde.
A mon humble avis, le sort des prochaines élections demeure tributaire de l’action qui serait entreprise par les forces politiques au cours du mois qui suit les inscriptions aux listes électorales qui seront définitivement clôturées à l’expiration de ce mois fatidique.
Tout se joue sur l’aptitude des forces «laïques» toutes tendances confondues à puiser dans le réservoir des 60% environ dégagés par les différents sondages d’opinion et qui n’ont pas encore fait leur choix, soit en étant peu enclins à s’inscrire sur les listes électorales, soit en penchant vers l’abstentionnisme.
Comme Ennahdha est un grand parti structuré, organisé, et discipliné et ses objectifs sont clairs, il fera tout pour renforcer son assise électorale auprès des indécis en invoquant pas mal d’arguments, par exemple, le fait que sans lui la «charia» aurait été inscrite expressément dans la Constitution, que la femme aurait été  «complémentaire» de l’homme, que la Constitution dans sa seconde mouture contraste avec la première et que MBJ a qualifiée de «meilleure Constitution au monde». Elle dira que sans sa participation au «dialogue national», elle serait encore au Gouvernement et que le Gouvernement de «technocrates» qui lui a succédé n’a pas pu faire économiquement mieux.
Toutes ces «concessions» ne justifient-elles pas une adhésion à ce parti!
Que feront les «laïques»? qu’ont-ils préparé? Rien ou presque.
Bien au contraire, ils se présentent encore une fois en rangs dispersés.
Premier échec, les élections parlementaires précèderont la présidentielle. Ennahdha a voulu qu’il en soit ainsi et ce fut. Examinez les votes des «laïques». C’est consternant.
Les amis d’hier qui ont tenu ensemble, comme un seul bloc, le fameux meeting «d’Errahil», sont aujourd’hui dispersés parce chacun veut un siège au Parlement ou la Présidence et pourquoi pas les deux pour certains qui prennent les sondages pour de l’argent comptant !
Tous refusent de lire les seules tendances exprimées par les sondages successifs. Leurs égos les poussent à croire en leur chance sacrifiant le fond du problème qui  est le maintien de notre modèle de société.
Là réside le véritable enjeu de ces élections car le modèle économique à adopter  peut et doit recueillir l’assentiment de toutes les forces politiques «laïques».
En effet, aucun parti politique ne peut défendre une politique ultra libérale ou pire, une politique économique, progressiste à l’extrême, qui bloque le développement économique du pays. Soutenir le contraire, c’est faire preuve de démagogie électoraliste, ni plus, ni moins ou de cécité politique.
Il y a véritablement péril en la demeure face à ces tensions  à l’intérieur des «laïques» et que ne justifie aucunement l’intérêt supérieur du pays.
Peut-on espérer des regroupements de dernière minute? Ne saurait-on pas enfin qu’il y un seul poste de Chef de Gouvernement et un seul pour la Présidence et qu’en politique, c’est le réalisme qui demeure la règle? Auront-t-ils le courage de préparer une plateforme électorale commune et de la défendre chacun de son côté?
Ces prétendus leaders politiques accepteraient-ils de céder leur place à l’un de leurs rivaux politiques pourvu qu’il présente de larges chances d’emporter l’adhésion populaire  et ce une fois qu’un programme politique, social et économique commun aurait été préalablement convenu entre eux en dehors de toute idéologie désuète? Le bon sens et l’intérêt supérieur de ce pays le commandent.
Ce serait un miracle si M.M Hamdi, Hamma Hammami, Néjib Echabbi, Mustapha Benjaafar, BéjiCaid Essebsi, notamment, mesuraient les véritables enjeux et s’entendaient enfin pour se présenter en un seul bloc !
En dehors de ce choix, le chemin est semé d’embûches.
Par ailleurs, que les partisans d’Ennahdha sachent que nous ne nourrissons aucune haine à leur égard et qu’il y a une place pour eux dans la vie politique mais le modèle social importé qu’ils désirent nous imposer, même à doses homéopathiques, nous effraie et  nous voulons nous en prémunir. Souhaitons pour eux que leur Congrès tranche enfin le rôle de la religion dans la politique et la cohabitation politique sera alors des plus sereine.
Nos politiques ont la lourde responsabilité de choisir entre l’Union des forces progressistes et démocratiques ou la désunion avec tous les risques qu’elle comporte. A eux de tirer les leçons de notre histoire récente !
C’est l’espoir que je formule et je me crois autoriser de rêver les yeux ouverts.
La situation regrettable que nous vivons ne nous empêche nullement d’inciter nos enfants à s’inscrire et aller voter quelles que soient les conditions de l’environnement électoral, bon ou mauvais.

Mokhtar El Khlifi
article publié dans Leaders.com.tn le 17/06/2014