Révolution Lybienne
La situation dans la Libye voisine nous inspire de grosses inquiétudes car le conflit semble s’éterniser alors que toutes les conditions sont réunies, au moins théoriquement, pour l’abréger et épargner ainsi de nouveaux morts, blessés et dégâts matériels.
La situation dans la Libye voisine nous inspire de grosses inquiétudes car le conflit semble s’éterniser alors que toutes les conditions sont réunies, au moins théoriquement, pour l’abréger et épargner ainsi de nouveaux morts, blessés et dégâts matériels.
La ville de MISRATA est encerclée par les troupes de Kaddafi, soumise à un déluge de feu et privée d’eau, d’électricité, d’hôpitaux pour soigner les blessés, de nourriture en quantité suffisante, de lait pour les bébés et de médicaments .Idem pour Zenten et autres localités de l’ouest. Brega à l’ouest est soumise également à des bombardements à l’artillerie lourde et reçoit sans discontinuité des renforts en hommes et en matériels. L’OTAN laisse faire en dépit de la décision du Conseil de sécurité de protéger les populations civiles alors que la Coalition qui l’a précédée et dirigée principalement par la France et la Grande Bretagne a permis de sauver bien des vies humaines surtout à Benghazi.
Rappelons que la décision du Conseil de Sécurité qui prévoit, outre une « no fly zone », un point 4 ainsi libellé : Le Conseil, Autorise les États Membres qui ont adressé au Secrétaire général une notification à cet effet et agissent à titre national ou dans le cadre d'organismes ou d'arrangements régionaux et en coopération avec le Secrétaire général, à prendre toutes mesures nécessaires, nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011), pour protéger les populations et les zones civiles menacées d'attaque en Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant le déploiement d'une force d'occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n'importe quelle partie du territoire libyen, et prie les États Membres concernés d'informer immédiatement le Secrétaire général des mesures qu'ils auront prises en vertu des pouvoirs qu'ils tirent du présent paragraphe et qui seront immédiatement portées à l'attention du Conseil de sécurité…
Que s’est-il passé ?
L’OTAN à la différence de la Coalition prévoit l’unanimité des membres de son Conseil dans la prise de décision et la Turquie en fait partie.
Lorsqu’on sait que la Turquie a été contre les interventions militaires de la Coalition en dépit de l’article 4 précité et contre l’armement des révolutionnaires qui veulent se défendre, il n’y a qu’un pas pour dire que c’est la Turquie qui blogue l’action de l’OTAN. Elle permet ainsi aux forces de Kaddafi comportant des mercenaires et armées jusqu’aux dents, de récupérer ce qu’elles ont perdu et ce en écrasant des villes entières sous leur passage. En effet, ce pays a de nombreux intérêts à défendre en Libye.
J’accuse la Turquie de connivence avec Kaddafi.
Par opposition à ce comportement égoïste et mercantile, nous voyons ce que fait la France et l’Italie qui ont notamment reconnu le CNP et délégué leurs représentants à Benghazi !Les arabes n'ont pas osé les suivre.
En parallèle, l’Algérie qui a été contre l’intervention de la Coalition, insinue aujourd’hui l’idée que El Quaida a une base à l’Est de la Libye ce que réfute le CNP !
Enfin, les USA ont pris la décision de retirer les avions engagés dans les bombardements pour des raisons de coûts, de campagne électorale et de conflit avec la France et peut être la GB .
Le seul point favorable est que personne n’est pour le maintien au pouvoir du régime de Kaddafi, hormis peut-être la Russie dont le jeu n’est pas clair.
Nous comprenons dans ces conditions, les propos virulents et peu diplomatiques, de Abelfattah Younes, adressés aujourd’hui au commandement de l’OTAN.
Il appartient à la révolution libyenne de continuer sa route sans l’OTAN et de compter sur ses propres forces et sur celles de ceux qui voudraient bien l’aider à l'instar du Quatar,de la France et de la GB.
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