samedi 28 mai 2011

Le succés est proche!


Révolution libyenne
La révolution libyenne est sur la bonne voie et j’ai le pressentiment au vu de certains faits que le succès est proche. Le front ouest, limitrophe de notre pays, la Tunisie, ne cesse d’enregistrer des succès. L’allié russe vient de reconnaitre que Kaddafi n’est plus légitime et tente de lui ménager  une porte de sortie honorable. Les dissidents se font de plus en plus nombreux. Autant de signaux avant-coureurs qui ne trompent pas. Combien de victimes supplémentaires faudrait-il pour que ce bourreau et sa progéniture tombent ? La réussite de la révolution libyenne tient, à mon humble avis, au courage et au sacrifice de ce vaillant peuple. Des étudiants ont abandonné leurs facultés pour  venir combattre aux côtés des va nu pieds. Des médecins, des ingénieurs qui quitté l’occident pour venir défendre la vaillante Misrata. Le succès tient aussi au sérieux du peuple libyen, à la maturité et à la détermination de ses dirigeants qui ont su  réunir autour d’eux toutes les tribus ou presque et faire appel  aux exilés politiques grâce à une vision claire de l’avenir de la Libye. Ce sérieux et ce programme politique clair ont pu convaincre l’alliance atlantique et Quatar de soutenir de plus en plus la révolution libyenne. Je veux terminer pour dire comment j’ai été frappé par l’unicité du langage de toutes les personnes qui ont été invitées par la chaine Al Jazeera. Que cela serve d’exemple pour nous autres  tunisiens.

mercredi 11 mai 2011

Le Maroc tourne le dos au Maghreb

Le Roi du Maroc vient de demander l’adhésion de son pays au Conseil de Coopération du Golfe. Il a été précédé par le Roi de Jordanie. Ces adhésions surviennent dans un contexte particulier à savoir celui des révolutions des peuples arabes que personne n’a vu venir. Le Yémen, la Lybie et la Syrie résistent brutalement à  ce courant de libéralisation qui secoue le monde arabe. La Tunisie et l’Egypte ont franchi avec succès la première étape de leur révolution sans effusion de sang pratiquement. Le Royaume de Bahreïn a pu mater le soulèvement avec l’aide du Conseil de Coopération du Golfe matérialisé par le concours armé de l’Arabie Saoudite.
Le Maroc se situe à cinq milles kilomètres des pays du Golfe dans la partie occidentale du monde arabe. Que veut le Maroc en lançant cette bombe ? Que cherche-t-il ? Quid du devenir de l’UMA ?
Cette initiative venant du Maroc nous surprend et nous inquiète.
A mon humble avis tous ces pays ont en commun  un système de gouvernement monarchique. Ces monarchies qui veulent adhérer au Conseil de coopération du Golfe sont intéressées essentiellement par le soutien armé que peut leur apporter le Conseil dans le cas où leurs peuples viendraient à  remettre en cause la monarchie.
Il n’est pas exclu que les USA sont pour quelque chose pour ces deux adhésions qui permettraient de mettre un frein aux mouvements de libération dans leurs pays et viendraient circonscrire les pays qui sont parvenus à secouer le joug des dictatures.
A ce jour, les monarchies du Golfe, mis à part le Quatar, n’ont pas soutenu la révolution  tunisienne et égyptienne et encore moins les révolutions engagées en Libye, au Yémen et en Syrie.
Il y  là, je crois, le premier acte pour la division du monde arabe post révolutionnaire. Il appartient surtout au peuple marocain de réagir pour contrecarrer cette politique

mardi 3 mai 2011

QUATAR

Cet Etat, géographiquement petit mais riche en Gaz, s’est distingué sur le plan politique par son profond et sincère engagement vis à vis des causes arabes grâce à sa majesté l’Emir du Quatar.
Nous l’avons vu œuvrer avec succès dans le rapprochement des fractions rivales au Liban,
Nous l’avons vu dénoncer avec vigueur l’agression de la bande de Gaza,
Nous l’avons vu  participer à la reconstruction du Sud du Liban ravagé par l’agression israélienne,
Nous l’avons vu tenter, sans succès, de reconstruire Gaza,
Nous l’avons vu ériger une chaine de télévision  donnant la parole aux personnalités politiques et aux organisations arabes qui en sont privées par certaines dictatures arabes,
Nous avons  vu Al Jazeera, sous l’impulsion certaine de l’Emir, œuvrer en Irak, à Gaza, et soutenir récemment médiatiquement, les révolutions arabes,
Nous avons vu le Quatar courir au secours de la révolution libyenne et pousser le Conseil de Sécurité à voter une résolution en faveur de la protection des civils que le régime libyen massacre sans scrupules,
Nous l’avons vu reconnaitre le CNP alors qu’aucun pays arabe ne l’a pas encore fait. Bien plus certains soutiennent un régime en place  qui a perdu toute légitimité, 
Nous voyons le Quatar apporter ses secours multiples et variés aux réfugiés  libyens et marquer  même sa disposition à aider militairement les réfugiés,
Nous voyons aujourd’hui le Quatar visiter l’Egypte post Moubarak pour renouer avec ce grand pays arabe qui vient de rouvrir sa frontière avec GAZA et étudier la manière d’engager les travaux de reconstruction de GAZA et qui ont trop tardé
J’ai voulu rendre hommage au Quatar et à son Emir
Je lui reproche cependant, une seule chose ; c’est de laisser courir sur son sol certaines personnes poursuivies par la justice tunisienne et Interpol !

samedi 30 avril 2011

Mise au point

Révolution libyenne
Monsieur Snoussi Bssikri, opposant libyen en exil invité par Al Jazeera, reproche à la Tunisie d’avoir laissé les soldats de Kaddafi retourner en Lybie avec leur armement après leur incursion dans la région de Dhiba au Sud tunisien à la poursuite des insurgés.
 Il s’étonne surtout que le Gouvernement  n’ait  pas reconnu le CNP.
Le peuple tunisien soutient, sans réserves, la révolution libyenne et en a administré la preuve en s’opposant à l’approvisionnement en carburant de l’armée de Kaddafi et  en ouvrant ses portes au flux de réfugiés malgré les difficultés qu’il rencontre.
 Le peuple tunisien comprend la position officielle de son Gouvernement et le soutient sans reserves.
 Politiquement Monsieur Bssikri commet une erreur très grave car il doit savoir qu’ il y va de l’intérêt des insurgés que le Gouvernement tunisien adopte un position de neutralité vis-à-vis des belligérants en considérant que ce conflit est une affaire intérieure tout en  regrettant le traitement réservé aux civils.
Si le Gouvernement tunisien prenait position en faveur des insurgés, il est certain que Kaddafi trouverait là un prétexte pour attaquer la Tunisie qui n’a pas les moyens militaires de le repousser. Ce serait là une occasion inespérée de tenter de réinstaller son ami Ben ALI. En outre La Tunisie ne pourrait plus servir de zone de repli pour les insurgés, ni recueillir les réfugiés. La Tunisie sait ce qu’elle fait.

samedi 23 avril 2011

Révolutions Yéminite et Syrienne

Je demeure ahuri par l'entêtement du Président yéménite Ali Abdallah Salah à rester encore au pouvoir sous divers prétextes et son insensibilité à l'ampleur et à la détermination des manifestants.
Je demeure également ahuri par la violence de la répression des manifestants syriens .
J'ai bon espoir que ces deux régimes tomberont tôt ou tard.Les masses arabes ont brisé le mur du silence et de la peur et montrent leur aptitude à mourir sous les balles pour avoir droit à la liberté.
Le réveil et la renaissance arabes sont en marche et nul ne les arrêtera .Patience et sacrifice et malheur à ceux qui  tentent d'arrêter desepérément le cours de l'histoire! 


Lueur d’espoir en Lybie



Les USA se reprennent. L’OTAN a suivi. Des avions américains sans pilotes entrent en action. Les frappes aériennes se multiplient surtout à l’ouest  et sur les environs de Tripoli. La Grande Bretagne, la France et l’Italie ont convenu de l’envoi d’officiers de liaison au sol. Ainsi, l’étau se resserre sur les troupes de Kadafi. Les insurgés respirent en contrôlant un poste frontière avec la Tunisie et en libérant la valeureuse Misrata. Sur le plan politique la visite de l’Est de la Libye du Sénateur républicain Mc Caïn a été très remarquée. En effet, il a reconnu la nécessité de reconnaitre le CNP comme le représentant légitime du peuple libyen et le droit des insurgés à avoir des armes pour se défendre. Merci Sénateur. A Monsieur Obama de vous suivre ! La balle est dans le camp des insurgés à l’ouest, comme à l’est pour qu’ils améliorent leur organisation et accentuent leur pression sur le régime libyen pour qu’il accepte leurs conditions politiques.

jeudi 21 avril 2011

Profond malaise

Révolution Lybienne

Nous ressentons un profond malaise au vu du comportement de l’OTAN en Lybie. Ici et là, certaines personnalités occidentales expriment la crainte d’un enlisement de cette organisation en Libye suite à l’entêtement et à la résistance inattendue du tyran libyen. Oui, à notre humble avis, ce risque existe si l’OTAN ne  se décide pas de changer de stratégie et ce serait bien malheureux car, hormis la Russie, tout le monde s’accorde à dire que Kaddafi a perdu toute légitimité .Par ailleurs, l’opposition libyenne a montré  son organisation et sa maturité politique et  a levé le doute sur la ligne politique qu’elle entend suivre. Particulièrement, elle a donné les apaisements nécessaires répondant à la crainte, tant de fois exprimée, sur l’existence des éléments d’El Qaida ou du Hezballah. Elle est également en train de se réorganiser militairement sans pour autant que les armes qu’elle réclame lui soient fournies pour faire face à l’armement lourd des milices de Kaddafi .
« L'usage exclusif de la force aérienne, …, montre ses limites face à des cibles mobiles et indiscernables du fait de l'imbrication des forces loyalistes et des forces insurgées. Sans information terrestre, l'aviation de la coalition évolue en aveugle ??", déclare Monsieur Poniatowski député UMP dans un communiqué. Il ajoute : "J'estime que l'on se dirige vers un enlisement inutile et des pertes importantes de vies humaines sans la mise en place rapide d'une convergence d'actions ciblées, entre les frappes aériennes et la désignation des objectifs sur le terrain, grâce à l'envoi de forces spéciales". »
Le CNP n’acceptera pas une intervention militaire de ce genre de l’OTAN alors que ses forces sont prêtes pour faire ce travail sur le terrain pourvu qu’on leur en donne les moyens, besoin qu’elles réclament à cor et à cri !Pourquoi mettre en danger des vies d’étrangers alors que les citoyens libyens sont prêts à se sacrifier courageusement pour la liberté de leur pays ?
Le problème est ailleurs. Donnons la parole à Monsieur HBL qui vient de Libye : « J'ai eu le privilège d'être admis dans la Control Room de l'état-major de la Libye libre. J'ai pu y consulter le livre de bord où se trouve consigné l'historique des opérations demandées par les Libyens et mises en œuvre par la coalition. Et j'ai clairement vu qu'il y a eu une première phase : celle où chaque pays avait la maîtrise de ses avions (intervention française et britannique essentiellement) et où, entre le moment où ( le Général Abdefattah ) Younes et son adjoint, le général de brigade Abdeslam Alhasi, donnaient la position d'une pièce d'artillerie et le tir qui la neutralisait, il s'écoulait à peine une heure. Puis une deuxième phase qui s'ouvre avec le passage du commandement à l'OTAN : le délai moyen devient de 7 heures – tout le temps qu'il faut à la "cible" pour bouger, voire disparaître ou se fondre au milieu des civils. »
C’est ce qu’a déjà regretté, avec quelque dépit, le Général Abdefattah Younes à el Jazeera. Aujourd’hui, l’un des chefs de la résistance dans MISRATA, la ville héroïque,  a précisé, à el Jazeera, qu’un objectif militaire a été signalé, depuis voilà près d’un mois, sans que l’OTAN ne juge nécessaire de le neutraliser.
Il y a là réellement, soit une ambiguïté dans la position politique de l’OTAN suite à des courants contradictoires qui la traversent, soit à une incompétence au niveau de son commandement.
Pour éviter l’enlisement, lourd en conséquences politiques, la perte  d’un plus grand nombre de vies humaines insupportable pour le peuple libyen et le monde arabe ainsi que l’allongement de la facture financière qu’aura à payer la Libye redevenue libre, il va falloir qu’on retourne nécessairement à la formule initiale de commandement avec une collaboration plus nette des USA.
Pour Monsieur OBAMA qui est à la veille de nouvelles élections, il serait plus judicieux pour lui, de mettre le paquet en Libye en s’appuyant  dans les airs sur ses alliés et sur le terrain sur les insurgés après leur armement.